Notre planète bleue : la préhistoire
il y a 5.6 millions d’années la méditerranée était quasiment rayée de la carte du monde. A cette lointaine époque en effet, le détroit de gibraltar situé à la jonction des plaques africaine et eurasienne était fermé privant celle que les romains baptisait Mare Nostrum de tout apport d’eau en provenance de l’Atlantique. Sout l’effet de l’évaporation la grande bleue s’est alors progressivement asséchée pour devenir une sorte de grand lac d’eau salée à l’image de la mer morte. Une fois parvenu à l’équilibre son niveau était inférieur de 1500 à 2700 m par rapport à ce qu’il est aujourd’hui ! Les fameux herbiers de posidonies ces herbes aquatiques aux longues feuilles enrubannées qui tapissent les fonds marins à proximité des côtes datent de cette curieuse période que les géologues nomment la crise de salinité messinienne.
Plus de 10 mètres par jour
Mais 270 000 ans plus tard c’est le scénario inverse qui se produit. Une équipe de recherche franco espagnole vient de montrer dans le dernier numéro de la revue nature que la Méditerranée s’est remplie à nouveau en l’espace de deux ans seulement lorsque les eaux de l’atlantique ont pu se frayer un chemin à travers Gibraltar à la faveur d’un épisode sismique. D’après leurs estimations le niveau est monté à certains moments et en certains endroits de plus de 10 mètres par jour ! A titre de comparaison l’élevation actuelle du niveau de la mer due au réchauffement climatique n’est que de quelques millimètres par an
Cet évènement cataclysmique qui n’est pas sans rappeler le déluge biblique même si aucun homme ne vivait sur la terre à cette époque était déjà connu des scientifiques l’intérêt du travail mené par l’équipe dirigée par Daniel garcia Castellanos de l’institut des sciences de la terre de barcelone en collaboration avec le Français christian gorini est d’avoir permis de mieux comprendre ses modalités et notamment sa soudaineté qui restaient jusqu’à présent mystérieuses
Ces chercheurs ont révélé à partir de données géologiques et sismiques l’existence d’un ancien canal d’environ 200 kilomètres de long qui traverse le détroit de Gibraltar d’ouest en est et qui selon eux a été creusé par l’érosion due au déversement des eaux de l’Atlantique dans la cuvette asséchée de la méditérranée
Puis en utilisant un modèle d’incision autrement dit de creusement de la roche sous l’action de l’eau déjà utilisé et validé sur des lacs et des cours d’eau de montagne ils sont parvenus à évaluer la durée de l’innondation. Après une phase de démarrage lente qui s’est étalée sur plusieurs milliers d’années le remplissage s’est brutalement accéléré 90 % du volume d’eau provenant de l’atlantique a été transféré pendant un laps de temps très court de quelques mois à deux ans seulement.
Puis en utilisant un modèle d’incision autrement dit de creusement de la roche sous l’action de l’eau déjà utilisé et validé sur des lacs et des cours d’eau de montagne ils sont parvenus à évaluer la durée de l’inondation
Après une phase de démarrage lente qui s’est étalée sur plusieurs milliers d’années le remplissage s’est brutalement accéléré 90 % du volume d’eau provenant de l’atlantique a été transféré pendant un laps de temps très court de quelques mois à deux ans seulement
Pour antant daniel garcia et son équipe excluent l’hypothèse d’une immense chute d’eau comparable à et bien plus grand évidemment à celles du Niagara. Les données suggèrent plutôt l’existence d’une immense coulée d’eau descendant le long d’une pente de plusieurs kilomètres de large depuis l’atlantique vers la Méditerranée.
Faire revivre le mammouth grâce à la génétique
Paléogénomique
Plus de 50 % de l’adn de ce proche cousin de l’éléphant éteint depuis 10 000 ans vient d’être séquencé
Faisons un mammouth sous ce titre un brin provoquant l’écrivain scientifique henry Nocholls signe aujourd’hui dans la revue Nature un article dans lequel il propose ni plus nimoins de faire revivre ce gros pachyderme éteint depuis au moins 10 000 ans
le scénario n’est pas sans rappeler celui élaboré au début des années 1990 par Michel crichton décédé récemment dans son fameux jurassik park a l’époque le plus long génome séquencé était celui d’un virus écrit nicholls mais depuis des centaines d’autres génomes ont été décodés homme chimpanzé chien rat souris etc… jDLR et à la différence du tyrannosaurus rex le mammouth a encore de proches cousins qui peuvent lui donner un coup de main
En particulier l’éléphant d’afrique avec qui le taux de divergence génétique n’est que de 0.6 % soit moitié moins qu’entre le chimpanzé et l’homme
c’est ce que révèlent dans le même numéro de Nature des chercheurs américains et russes qui sont parvenus à décoder 50 % du génome du mammouth laineux mammuthus primigenius à partir de poils fossiles datant de 20 000 et 50 000 ans. une proportion encore jamais atteinte pour une espèce disparue.
l’équipe dirigée par Webb Miller de l’université de Pennsylvanie Etat unis a ainsi obtenu 3.3 milliards de paires de bases les fameuses lettres de l’alphabet génétique sur un total estimé à 4.7 milliards soit environ 1.5 fois la taille du génome humain.
Le séquenà age du génome d’espèces éteintes pourrait faire ressortir des différences entre espèces non détectables à partir de la simple étude des fossiles et permettre de déterminer les facteurs ayant mené à leur extinction.
Mais de là à recréer un animal vivant Pour cela il faudra décoder la moitié du génome restant produire des chromosomes synthétiques les transférer dans le noyau d’un oeuf prélevé sur une éléphante et enfin réimplanter ce dernier. Même si l’opération paraît de prime abord plus facile qu’avec un dinosaure le succès est encore loin d’être garanti.
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POURQUOI L’HOMME DE NEANDERTAL A DISPARU
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on a longtemps pensé que c’était le plus connu des hommes préhistoriques. Peut-être parce que c’était le plus étudié. Pourtant aujourd’hui bien des études et des découvertes dessinent à l’homme de néandertal un visage bien différent de celui qu’il a eu depuis la fin du XIX siècle jusqu’à la fin du 20 siècle. Il n’est plus vraiment cet hominien hirsute à la silhouette et à la démarche simiesques grogant quelques onomatopées dévoreur de viande crue incapable de fabriquer des outils. Mais paradoxalement plus on en sait plus on s’aperçoit que l’on ne sait pas grand chose.
C’est qu’il s’agit d’aller reconstituer la vie d’être qui vivaient il y a entre 450 000 et 30 000 ans. Et qui ont totalement disparu mis à part leurs ossements fossiles dont d’ailleurs plusieurs squelettes complets homme femme et enfant
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C’est d’ailleurs comme cela que fut baptisé cet hominidé. Le premier fossile de cette lignée fut en effet découvert en 1856 dans une grotte de la vallée de Neander près de Bonn (Allemagne)
D’où le néandertalien. Mais on ne sait toujours pas vraiment où le classer. Il présentait des caractéristiques physiques si différentes de l’anatomie de l’homme moderne que pendant des années les préhistoriens refusèrent de l’inclure dans le genre homo. Puis il fut en fin de compte placé dans la lignée humaine mais comme une espèce morphologiquement différente de la nôtre. Homo neanderthalensis. Nouveau rebondissement il fut un peu plus tard déplacé dans le genre homo sapiens nous sommes nous des homo sapiens sapiens
Dernière péripétie en date il est revenu depuis peu à son premier stade de représentant d’une espèce à part entière homoneanderthalensis
On sait que l’humanité ne s’est pas faite en un jour. Et à l’horloge de l’évolution, le temps c’est du changement et de la différence. On estime que ‘homme a peuplé la terre à partir d’un berceau des homnidés situé en afrique. Il en est sorti par vagues successives et très espacés, pour coloniser ou recoloniser le Proche Orient le Caucase les balkans et toute l’Europe occidentale. Le plus vieux fossile humain trouvé en Europe de l’ouest une mandibule date d’un peu plus de 1 million d’années. Plusieurs autres spécimens découverts en Géorgie date de 1,7 million d’années. Sans doute la première vague
Les premières traces de Neandertal apparaissent, elles il y a environ 450 000 ans. C’est peut être la vague suivante. Ces traces fossiles disparaîtront quelque 420 000 ans plus tard. C’est l’époque des grandes périodes glaciaires entrecoupées, il y a 128 000 ans d’un épisode tempéré ressemblant à notre climat actuel. Mais il y a aussi de légères remissions des conditions climatiques glaciales. Comme il y a environ 40 000 ans avec un fort recul des glaciers ouvrant ainsi des passages vers ces territoires longtemps verrouillés par les glaces. .
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Après l’arrivée de Cro-Magnon
Bien sûr pendant toute la période où l’on trouve des restes fossiles de néandertaliens on constate qu’ils évoluent aussi bien physiquement que culturellement et socialement. Ainsi au moment où une vague de plus depuis le berceau africain va amener en Europe occidentale l’homme de Cro magnon nom qui vient de l’occitan et qui est le nom d’un petit abri sous roche situé dans la commune des Eyzies de tayac en dordogne où furent découverts 5 squelettes de cette espèce en 1868
L’homme de Neandertal n’est pas plus une brute épaisse. Il a domestiqué le feu depuis bien longtemps façonne des outils et quelques armes en bois ou en pierre. Il ne se contente pas de hanter les grottes l’hiver mais sait bâtir des habitats de plein air structurés. C’est un chasseur cueilleur nomade qui se déplace en fonction des sources de nourriture soit animale soit végétale. On sait ainsi qu’il chassait le renne l’ours et le bison. Il n’était peut être pas aussi débrouillard que le Cro-magnon qui allait lui succéder mais il avait déjà développé des formes de vie sociale et même un peu plus car on pense qu’il procédait par exemple à des enterrements
Alors pourquoi a-t-il disparu après l’arrivée du Cro-Magnon ?
Beaucoup d’hypothèses sont en lice. C’est le Cro-Magnon qui l’aurait exterminé ? Peu vraisemblable. Cro-magon aurait apporté avec lui des maladies qui auraient décimé les néandertaliens. Pas plus vraisemblable. Neandertal se serait petit à petit mixé à cro-Magnon ?
Là on a une réponse. Car on a pu analyser un peu d’ADN de néandertalien sur des fossiles trouvés en Cratie .
Sur ce qui a été analysé on voit que l’homme moderne et Neandertal se sont séparés génétiquement il y a 500 000 à 700 000 ans. Qu’il n’y a donc pas eu de mixage entre les populations ou très marginal.
On sait de plus que les deux populations ont cohabité 8000 voire 12 000 ans. La disparition des néandertaliens a des causes multiples changements climatique donc changement de faune et de flore changements démographiques cluturels arrivée de populations mieux adaptées et démographiquement plus dynamiques…
Un petit espoir reste pour que nous puissions voir des hommes de Néandertal : certains soutiennent en effet que le yéti de l’himalaya ou l’almasty du Caucase sont de ces survivants préhistoriques.
Préhistoire
Le cerveau de cro magnon reconstitué
un moulage de l’intérieur du crâne de cet homme préhistorique qui vivait en Dordogne il y a 28 000 ans va être réalisé
paléontologie
les milliers de pièces archéologiques déposées au Musée de l’homme sont revisitées les unes après les autres par les nouvelles technologies. Après les momies égyptiennes passées au scanner médical
C’est au tour du crâne de l’homme de cro magnon. Plus précisément de cro magnon 1 comme l’ont baptisé les paléontologues l’une des pièces archéologiques les plus prestigieuses du musée parisien actuellement en cours de rénovation. Mondialement connu ce fossile de 280000 ans d’âge date du paléolithique supérieur. C’est l’un des plus anciens représentants des premiers hommes modernes européens et de loin le mieux conservé. Le plus vieux -40 000 ans a été exhumé dans la grotte de pestera cu Oase en Roumanie. Mais il n’en reste que quelques fragments
Cro-magnon 1 un solide gaillard d’âge mûr qui mesurait 1.80 m a été découvert en 1868 aux Eyzies dordogne, lors de la construction de la voie ferrée Agen Périgueux par le géologue Louis Lartet. C’est la première fois que l’on découvrait des homo sapiens fossiles très ressemblants aux hommes d’aujourd’hui. Son squelette gisait dans un abri rocheux au lieu dit cro magnon à côté de deux autres hommes d’une femme et d’un enfant. Son crâne exceptionnellement bien conservé ne porte qu’une petite blessure au-dessus de l’arcade sourcillière.
Il y a 28 000 ans on était encore en plein coeur de la dernière glaciation et les conditions climatiques étaient rudes pour les chasseurs cueilleurs qui vivaient en petits groupes. Ils côtoyaient rennes chevaux bisons rhinocéros laineux et ours des cavernes des animaux que l’on retrouve sur les peintures rupestres des grottes chauvet cosquer ou de lascaux.
Le crâne de cro magnon 1 est si bien conservé que paradoxalement seule sa surface externe osseuse a été étudiée à ce jour. Pas question en effet de prendre le risque d’abîmer une pièce aussi précieuse. Pierre paul broca le médecin français célèbre pour avoir localisé l’aire cérébrale du langage qui porte aujourd’hui son nom, l’avait lui même examiné. Dans ce type de situation les nouvelles technologies d’imagerie médicale qui permettent une exploration non destructive constituent une véritable aubaine pour les chercheurs
Très proche de celui de l’homme d’aujourd’hui l’intérieur du crâne de cro magnon 1 a été scanné par l’hôpital des quinze vingts. A partir de ces images en 3D le musée de ‘lhomme a décidé de faire réaliser un moulage de l’endocrâne de cro magnon. Les paléontologues ont fait appel à Initial une entreprise installée près d’annecy Haute savoie qui réalise à l’aide d’imprimantes 3D toutes sortes de prototypes pour l’industrie pièces autombiles électroménager équipements sportifs
Mouler le crâne de cro-magnon ça fait plus rêver que le capot d’une voiture. Le moulage devrait être présenté le 17 Mars 2010 au muséum national d’histoire naturelle de Washington à côté du fossile de cro magnon 1 l’étude de ce moulage va permettre d’étudier les changements de forme du cervaux d’homo sapiens à travers l’évolution
Il offre aussi de nouvelles avancées en termes de muséographie.
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Paléontologie
Plusieurs araignées fossiles datant du Jurassique entre 200 et 145 millions d’années ont été découvertes dans le nord-est de la chine. Leur ancienneté et leur état de conservation sont tout à fait exceptionnels sur l’une d’entre elles les poils de ses pattes sont intacts et encore parfaitement visibles ainsi que ses organes sexuels un élément détemrinant pour l’identification des espèces chez les araignées
on pourrait presque imaginer qu’il s’agit d’une expèce actuelle confie paul selden l’un des rares spécialistes des fossiles d’araignées qui a rédigé l’étude avec diving huang de l’université de Nahkin
chine. C’est une superbe découverte confirme christine rollard archnologue au muséum de Paris. A ce jour le plus ancien fossile pafaitement conservé dans l’ambre remontait seulement à 40 millions d’années
En effet les araignées ont des corps mous et les rares empreintes qu’ils ont laissées sur les minéraux sont souvent floues et fragmentaires et donc difficiles à interpréter. C’est pour cette raison d’ailleurs que leur évolution au cours des temps paléontologiques est très mal connue on est loin d’avoir reconstitué le puzzle affirme chirsine rollard paléontologue
l’espèce fossile découverte en chine en 2008 dépasse à peine un centimètre
Elle est très étroitement apparentée aux plectreuridae une famille d’araignées qui ne se retrouve plus aujourd’hui que dans le sud des états-unis au mexique et à cuba. Elle a donc très peu évolué.
Cendre volcanique
Les fossiles ont été mis au jour dans le site de Daohugou, en Mongolie intérieure. Bien connu des paléontologues il a déjà livré quantité de fossiles de dinosaures d’oiseaux d’amphibiens d’insectes et de végétaux
Cette région rurale de la chine est pauvre et selon paul selden le trafic de fossiles n’existe pas
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Quand la manche n’était qu’un grand fleuve
l’étendue de la colotte nord européenne au cours de la dernière glaciation est revue à la hausse. Sa fonte brutale il y a dix huit mille ans a déclenché une brève période de refroidissement
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Géophysique
la manche n’a pas toujours été la mer que l’on connaît aujourd’hui. A la fin de la dernière glaciation. Il y a dix huit mille ans quand la calotte glaciaire qui recouvrait encore le nord de l’europe fondait rapidement c’était un fleuve. Sans doute un fleuve immeuse au débit beaucoup plus important que le rhin ou l’elbe actuels
une étude réalisée à partir de la flore bactérienne présente dans une carotte de sédiments marins prelevés au large du golfe de Gascogne l’avait montré il y a peu. Mais l’analyse réalisée par une équipe de l’université de bordeaux et du laboratoire ifremer de Brest Earth and planetary science letters de plusieurs carottes prélevées dans les énormes dépôts sédimentaires charriés par le paléofleuve au pied des canyons du golfe de gascogne apporte de nouvelles informations sur cette période très mal connue
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Datations précises
A 330 kilomètres au large des côtes françaises et sur plus de 800 kilomètres une falaise géante marque la frontière entre le plateau continental d’une profondeur maximale de 200 mètres et les grands fonds du golfe de gascogne qui plongent à plus de 4000 mètres de profondeur. C’est jusqu’à cette dénivellation que les monceaux de sédiments arrachés au contientnt par le paléofleuve Manche se sont déversés dans les grands fonds par le biais de vastes canyons. Les carottages effectués dans ces dépôts permettent de reconstituer l’histoire de l’ancien fleuve son débit et même par extension la dimension du bassin versant susceptible de l’avoir alimenté
Le carbone 14 fournit des datations précises des strates sédimentaire et les géologues ont à leur disposition des modèles hydrologiques pour avancer des scénarios
Le débit du paléofleuve a beacoup fluctué au cours des millénaires. Durant la période glaciaire et jusqu’à il y a vingt mille ans. Il était modeste en raisons des faibles précipitations. La végétation de ce qui ne s’appelait pas encore la france s’apparentait alors à celle de l’actuelle toundra sibérienne. La période clé se situe entre – 18000 et 17000 ans. Elle est marquée par une véritable débâcle de la calotte glaciaire. L’épise qui fournit le plus d’informations aux chercheurs
la décharge solide moyenne du fleuve la seule donnée fournie par les dédiments est estimée au minimum à 130 millions de tonnes par an indique samuel toucanne de l’ifremer
Le retrait rapide de la calotte de glace devrait fournir des volumes d’eau extraordinaire au bassin versant
Ces chiffres sont comparables à ceux de l’actuel mckenzie le fleuve canadien dont le bassin versant est vingt fois plus vaste que celui du rhône son débit liquide devait aussi être très important ce devait être un beau bébé assure samuel toucanne
Les apports sédimentaires contiennent de précieuses informations sur l’étendue du bassin versant et la configuration de la calotte glaciaire européenne. Pour charrier autant d’alluvions la manche devait être alimentée non seulement par le rhin mais également par l’elbe qui drainait aussi la calotte scandinave
Ce scénario remet en cause la théorie selon laquelle la calotte européenne était séparée en deux avec à l’est la colotte scandinave et à l’ouest la calotte britanique
En effet si tel avait été le cas l’elbe ainsi que la weser se serait déersés dans la mer du nord qui les séparait
Les chercheurs français avancent donc une nouvelle hypothèse la calotte était d’un seul bloc et beaucoup plus étendue qu’on ne le croyait la manche drainait tout le sud de la calotte scandinave au moins jusqu’à la pologne.
l’analyse des dépôts sédimentaire montre aussi que la fonte de la calotte a été extrêmement rapide et suivie d’une nette diminution du débit du fleuve. Les énormes volumes d’eau douce libérés par la fonte de cette calotte plus étendue que prévue pourrait expliquer le brutal refroidissement climatique intervenu il y a entre dis sept mille et seize mille ans alors même que le climat global se réchauffait rapidement depuis environ trois mille ans. Ce refroidissement ponctuel était resté jusqu’alors inexpliqué les modèles climatiques partant du principe que la calotte européenne n’avait pas une grande superficie et n’avait joué qu’un rôle négligeable par rapport à la calotte nord américaine, la laurentide beaucoup plus vaste il est vrai.
Des vestiges de pêcheries préhistoriques découvertes le long des côtes bretonnes
Les archéologues ont déjà recensé plus de six cents barrages à poissons
depuis 2008 notre équipe découvre une pêcherie ancienne à peu près tous les deux jours constatent marie yvane daire et loic lango^et de l’université de renne-1
l’existence de ces barrages de pierre qui permettaient d’emprisonner des poissons à marée basse était connue par la toponymie et des témoignages historiques mais on ne se doutait pas qu’ils étaient aussi nombreux. Plus de 600 pièges à poissons ont déjà été découverts le long des 1700 kilomètres de côtes bretonnes, et il y en a certainnement beaocup d’autres. La plupart sont de grande dimension comme celui de Landunvez trémazan beaucoup sont anciens sur 300 barrages déjà étudiés une vingtaine date du néolithique ancien entre – 7000 et – 6000 une cinquante de l’âge de bronze -40000 et près de quatre vingts de l’âge du fer situés à côté d’ateliers de bouilleurs de sel – 2800. Les autres ont été construits au Moyen âge le plus souvent autour des monastères
ceux bâtis après 1544 ont été détruits sur décision des autorités royales qui s’estimaient seules propriétaires du domaine maritime.
Les poissons et les crustacés étaient jadis plus abondants qu’aujourd’hui. Ils constituaient une source de nourriture importante pour de petites communautés qui ne spossédaient pas de bateau de pêche. Le système des pièges à poissons était très ingénieux et il pouvait se montrer aussi très efficace. Plusieurs écrits font état de pêches miraculeuses quand par exemple un barrage piégeait un banc de sardines ou de mulets.
Le principe de la pêcherie d’estran l’étroit bandeau entre marée haute et marée basse est simple; Le pertuis un filet ou une nasse en osier du barrage était situé au dessus du point le plus bas des marées basses et le haut de l’édifice devrait être entièrement submergé à marée haute. La plupart de ces constructions sont en pierres. Celles en bois ont quasiement toutes disparu, rongées par la mer ou déruites par les hommes. Loic langouet et son équipe en ont identifié plusieurs types rectilignes ou incurvées d’autres en s ou en v certaines s’appuyant sur des rochers ou d’autres étant isolées.
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Une marge d’incertitude
Les barrages ayant été construits sur l’estran leurs vestiges ne sont visibles qu’à marée basse ou pour certains d’entre eux lors des grandes marées. C’est pourquoi ils échappent au regard des profanes et des nombreux vacanciers qui parcourent chaque année les plages et les grèves bretonnes. Les plus anciens sont éloignés du rivage et se trouvent aujourd’hui au large. Ils sont repérables sur les photographies aériennes grâce aux algues accrochées sur les pierres. Leur position par rapport à l’actuel niveau des marées permet de les dater mais avec une marge d’incertitude de plusieurs centaines d’années. En effet, si on sait que la monté du niveau de la mer a été de 120 mètres depuis la fin de la dernière glaciation. Il y a 18000 ans celle ci ne s’est pas produite de manière uniforme d’une côte à l’autre
Ce n’est que tout récemment que les archéologues ont commencé à s’intéresser aux anciennes activités de pêche que nos ancêtres ont menées le long des côtes. Malheureusement une grande partie des traces les plus anciennes a été engloutie par la montée du niveau de la mer. Tout ce qui a pu être conservé montre néanmoins qu’il y a 10 000 ans les chasseurs cueilleurs prélevaient déjà d’importantes quantités de ressources marines et que leur impact sur les système maritimes et côtiers ne doit pas être sous estimé comme le souligne l’archéologue américain jon Erlandson
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Des amas coquilliers par centaines
A la fin du mésolitithique. il y a plus de 8 000 ans les chasseurs cueilleurs étaient présents le long des côtes françaises. Ils consommaient de grosses quantités de coquillages et de crustacés comme en témoignent les centaines de buttes coquillières. Les fouilles de ces sites archéologiques si particuliers n’ont commencé que depuis peu dans notre pays.
Premier enseignement les chasseurs cueilleurs n’étaient pas aussi nomades qu’on l’a cru prendant longtemps les accumulation de coquilles indiquent qu’ils devaient rester sur place pendant de longues périodes
Leur pression sur l’environnement et les espèce marines étaient loin d’être négligeable. A Began-dorchen commune de piomeur finistère les archéologues ont constaté que les tourteaux consommés étaient beaucoup plus gros que ceux qu’on trouve aujourd’hui. Ils se sont aperçus également que leur taille avait tendance à diminuer au fil du temps un processus qui ne peut s’expliquer que par les prélèvements excessifs
Les espèces consommées ont changé elles aussi. Au mésolithique nos ancêtre mangeaient des patelles des scrobiculaires et des anondontes. Mais à l’inverse de ce qui s’est passé pour les crabes ces coquillages étaient à cette époque plus petits que ceux qu’on trouve aujourd’hui.
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il y a 7000 ans on savait déjà pratiquer des amputations
les chirugiens du néolithique maîtrisaient la trépanation
aussi étonnant que cela puisse paraître les intervention chirurgicales les plus fréquemment pratiquées en europe à la fin du néolithique et au début de l’âge du bronze. Il y a environ 4500 ans sont les trépanations. C’est du moins celles dont on a découvert le plus de traces à ce jour indique Eric crubézy de l’université de toulouse. Mais la pratique devait être encore plus ancienne. Deux individus trépanés dont le squelette a été mis au jour sur le site d’ensisheim en alsace et à pendimoun alpes maritimes vivaient en effet il y a près de 7000 ans. Des traces de cicatrisation montrent qu’ils avaient survécu à l’intervention.
La trépanation consistait à retirer une petite rondelle de la boite crânienne sans pénétrer les tissus mous. Le chirurgien raclait l’os le perçait ou le sciait avec un petit outil en pierre leur adresse est telle qu’il y avait une véritalbe tradition chirurgicale
l’origine de ces pratiques reste inconnue reconnaît pourtant le chercheur. Des archéologues avancent l’hypothèse selon laquelle certaines trépanations étaient destinées à soulager les migraines. Elles pouvaient aussi être pratiquées à la suite de graves blessures à la tête comme ce fut le cas à Vedrovice en république tchèque.
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l’individu dont on a retrouvé le squelette dans une carrière d’ille de france a survécu quelques années à l’opération
un squelette vieux de 6900-6700 ans et ayant subi une amputation de l’avant bras gauche audessus du coude a été découvert à buthier boulancourt seine et marne. L’intervention a sans doute eu lieu après une grave blessure dont rien n’indique l’origine. Un examen avec un scanner ultraperformant montre que l’humérus n’a pas été entièrement déchiré et que la partie restée intacte a été découpée de manière très rectiligne au niveau du traumatisme
Un os ne peut en aucun cas se casser aussi nettement. A l’évidence il y a eu un acte chirurgical asure cecile buquet marcon anthropologue à l’institut nationale de recherche archéologiques préventives.
l’homme a été opéré avec un scapel en pierre probablement du silex qui n’a pas été retrouvé.
Des signes de cicatrisation sur le bord de l’os montrent que l’individu a survécu plusieurs mois, voire plusieurs années à l’opération. Le travail a été fait très proprement. Il n’y a pas eu infection, aucune trace d’inflammation n’est visible cette intervention chirurgicale d’urgence a été couronnée de succès souligne l’équipe de l’inrap. Cela montre qu’il y a 7000 ans en Europe occidentale il existait des compétences techniques et des formes de solidarité très fortes vis à vis de personnes lourdement hadicapées. C’est la première découverte de ce type en france. Le mobilier funéraire déposé dans la fosse date du néolithique ancien ou rubané
A cette époque les premiers agriculteurs venus du moyen orient ne maitrisaient pas encore la métallurgie. Le chirurgien a donc opéré avec un scapel en pierre vraisemblablement du silex qui n’a pas été retrouvé.
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Inhumé avec une chèvre
les plus ancienne amputation connue à ce jour remonte à 7 500 ans. Elle a été découverte à vedrovice en république tchèque. Il y avait très certainement d’excellents chirurgiens parmi les deux courants de néolithisation du continent européen, le long du danube d’un coté et de la méditerranée de l’autre estime eric crubézy anthropo-biologiste et professeur à l’université Paul sabatier toulouse. Même s’ils n’avaient pas de contacts ces premiers agriculteurs devaient partager un même savoir
Le squelette de buthiers boulancourt gisait au fond d’une fosse de 1.50 m creusée à même la rochecalcaire ce qui a permis de le préserver. L’homme un adulte de haut rang portait des traces d’arthrose au niveau cervical et il avait perdu toutes ses dents. La tête orientée vers l’est et tournée vers le sud le corps en position foetal, il a été inhumé avec une chèvre. Une hache polie en schiste de 20 cm de long était également déposée à ses côtés. il s’agit d’une imitation de hâche polies produites dans les alpes italiennes autour du mont viso à 500 km à vol d’oiseau du bassin parisien cette pièce est un des témoins les plus ancien du prestige que devaient avoir à cette époque les productions alpines des traces de poteaux d’habitation et des restes de céramique apparentés à la culture du villeneuve saint germain implantée dans le bassin parisien ont été retrouvés sur place. Le village se trouvait sur un plateau qui avait dû déjà être partiellement déforesté.
Les fouilles d’urgence ont été effectuées en 2003 et 2005 à l’occasion de l’extension d’une carrière de sable. Une partie des restes situés en surface avaient ét endommagés par les labours. le site a été exploité après le passage des archéologues
Alors bonne chasse…
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