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le réchauffement climatique de la terre

L’histoire du climat cachée dans la cellulose des arbres

des chercheurs ont reconstitué les températures de printemps et d’été dans le nord de la france de 1596 à nos jours avec une précision inégalée

la connaissance du climat des siècles passés en France progresse de façon remarquable. Elle est d’une précision croissante en termes de température et de plus en plus circonscrite géographiquement. Une équipe du Laboratoire des sciences du climat et de l’environnement basée à Gif sur yvette vient de reconstituer les températures moyennes au printemps et en été dans la région de Fontainebleau de 1596 à nos jours. La courbe est bien corrélée avec celle fournie par les dates de bans de vendanges en Bourgogne.

Les recherches menées par Nathalie Etien et dirigées par Valérie Daux ont permis de montrer principalement trois choses. D’abord il y a déjà eu à travers l’histoire des périodes de réchauffement. On le savait mais pas avec autant de précision. C’est ainsi que la température a augmenté en moyenne de 1.8°C entre 1674 à 1684 au beau milieu de ce qu’on appelle le petit âge glaciaire une période froide qui a duréde 1650 à 1850. Curieusement ce réchauffement est intervenu au beau milieu d’une période où l’activité solaire était plus faible qu’aujourd’hui et où il aurait normalement dû faire plus froid. Cette période qui a duré de 1645 à 1715 s’appelle le minimum de Maunder.

l’influence des rejets de gaz à effet de serre

Deuxième enseignement il n’y a jamais eu dans le passé une aussi longue période d’augmentation des températures que celle que Météo france enregistre depuis 1980 +1.8 °C en 20 ans si on s’arrête en 2000 comme les chercheurs l’on fait ou 2.7 °C en 29 ans la tendance au réchauffement ne s’étant pas démentie depuis.

Troisième enseignement enfin toutes les températures estivales relevées avant la convention météorologique mondiale de 1950 ont tendance à être surévaluées de 1°C. Avant cette date en effet les thermomètres n’avaient pas de protection latérale pour les protéger contre le rayonnement solaire réfléchi par le sol. Plusieurs équipes européennes avaient déjà pointé ce biais historique. Cette correction a posteriori signifie donc que le réchauffement actuel est encore plus important par rapport au passé que les chiffres admis jusqu’alors pouvaient le laisser supposer

les travaux conduits par l’équipe du lsce sont basés sur l’analyse des isotopes du carbone et de l’oxygène présent dans la cellule des cernes de croissance des troncs des chênes de la région de fontainebleau.

Un travail de bénédictin qui a mobilisé Nathalie Etien pendant plus de trois ans. Dans ce type d’analyse il faut d’abord séparer chaque cerne de croissance un à un. Ensuite sous microscope il faut séparer avec un scalpel le bois d’été clair dans le chêne du bois de printemps plus sombre produit par les réserves de l’arbre à la fin de l’été précédent. C’est dans le bois d’été seulement que l’on trouve la cellulose et les isotopes d’oxygène. Leur présence est directement liée aux températures qui règnent pendant les périodes de croissance de l’arbre.

Pour couvrir la période allant de 1596 à aujourd’hui, les chercheurs du Lsce ont analysé en tout 33 chênes. Quinze sujets abattus en 2000 couvrant une période allant de 1830 à 2000. Pour la partie la plus ancienne ils ont trouvé leurs archives dans les poutres du château de Fontainebleau : neuf poutres au plafond du théâtre couvrant la période 1748-1850 quatre dans celui des petites écuries 1750-1596 deux dans la salle de bal 1743-1595 et trois dans le clocher 1698-1598

Les informations sur le passé climatique permettent de comprendre la variabilité naturelle du climat du nord de la france et de l’europe quand l’homme ne rejetait de gaz à effet de serre dans l’atmosphère comme aujourd’hui. Elles permettent aussi d’affiner les modèles d’évolution du climat.

quand la pollution des sols se lit dans les cernes des arbres

des carottages dans les troncs permettent de suivre l’évolution des polluants à travers le temps

témoins privilégiés des périodes de sécheresses de grand froid les arbres nous renseignent également sur la pollution des sols. Traces d’hydrocarbure solvants chlorés métaux lourds arsenic autant de molécules qui s’incrustent ainsi au jour le jour dans les cernes devenant des preuves imparables. Car l’enjeu est bien là savoir quand a eu lieu une pollution afin de remonter la chaîne des responsabilités. En france, près de 4000 terrains dégradés ont été répertoriés par le ministère de l’écologie et surveillé par l’état.

Pour l’heure, cette technique bien que pilotée par une entreprise française est surtout utilisée en Amérique du Nord. Elle date de la fin des années 1990

Une technique moins onéreuse de la même manière que les glaciologues remontent le temps en prélevant des carottes de glaces aux pôles les experts en dendroécologie font un carottage des troncs. L’une des méthodes consiste ensuite à polir le morceau de bois et à le passer sous des rayons qui effectuent des mesures tous les cinquante microns sur un centimètre on relève environ deux cents points Ainsi un point représente plus d’une journée. Précise les experts.

Tous les arbres ne captent pas de la même manière. Dans les pays tropicaux la lecture est plus difficile car les bois n’ont pas de cernes. Faute de saisons. Avantage de la technique elle est moins onéreuse que d’autres notamment celle qui consiste à rechercher les polluants dans l’eau. Inconvénient il faut qu’il y ait au moins un arbre sur le site. Pour connaître le tracé exact des polluants. Sans compter qu’il est souvent difficile d’en trouver qui aient plus de cent vingt ou cent trente ans. En outre, seules les pollutions relativement importantes sont identifiables sur une station d’essence où il y avait eu des fuites d’hydrocarbure on n’a trouvé qu’une veille souche mais elle nous a permis de dire que la pollution datait d’avant 1975. La règle qui prévaut aux usa comme chez nous : celle du pollueur payeur même si en France il existe une prescription de trente ans.

comment peut on prendre la température de surface de la terre ?

comment sait on que la température de la planète dérape ?

qu’il y a un réchauffement climatique ? tout simplement parce que l’on dispose d’un thermomètre pour savoir si la terre est grippée. Mais la terre pour vivante qu’elle soit ne laisse pas si facilement toucher le front ou placer un instrument de mesure au bon endroit

quel moyen les chercheurs observateurs ont-ils trouvé pour inventer un thermomètre terrestre ?

le seul était en fait de trouver une référence à peu près fiable. Cette référence est la température moyenne du globe. Pour les humains la température moyenne est autour de 37.6 °C Pour notre globle c’est 15° C. Ce qui d’un côté ne veut rien dire. Un peu comme pour notre coprs ce sont les écarts par rapport à cette valeur qui sont importants à connaître. La température moyenne du globe est plus come le zéro d’une graduation que comme un chiffre dont la valeur absolue serait importante. Mais établir une température moyenne ce n’est pas comme calculer une notre moyenne à l’école où on additionne les notes. On tient compte des coefficients et on divise le total sans faire de faute. Du moins si l’on veut que la valeur obtenue est un sens.

Calculer une moyenne de température n’est pas si simple, même pour des cas apparemment évidents. Partons par exemple d’une moyenne journalière. Alors on peut prendre la plus basse et la plus haute des températures sur 24 heures de midi à midi ou de minuit à minuit. Ou de 16 heures à 16 heures. Mais de nombreuses journées très différentes auront la même moyenne. On peut aussi faire des moyennes journalières en prenant par exemple des tranches de 3 heures dont chaque moyenne va donner la moyenne journalière. Mais là aussi la valeur obtenue pourra être la même alors que le temps qu’il a fait pourra avoir été très différent. Il faut ensuite passer aux moyennes hebdomadaires aux mensuelles puis aux annuelles. Avec la même complexité les mêmes incertitudes.

Plus de 10 000 points de mesure

Comment y voir clair ? Là pas d’hésitation. Il faut écouter ce que peut nous dire un de ces jongleurs de chiffres climatiques. Parmi les nombreux spécialistes français je me suis tourné vers Serge Planton responsable de l’unité de recherche climatique au centre de recherche de Météo france. Il est tout à fait vrai que les modles de correction sont très importantpour établir une température moyenne. A cet égard on voit très bien par exemple qu’il y a un avant seconde guerre mondiale et un après. Uniquement à cause de la façon dont on mesurait la température. D’abord à cause de la généralisation des abris météorologiques aux dispositifs unifiés ensuite à cause des relevés de températures des eaux de surface océaniques.

Car l’eau couvre 70 % de la surface du globe. Et s’il y a moins d’erreurs de mesure dans l’eau que dans l’air, la façon de mesurer est déterminante. On est parti du prélèvement d’eau dans un seau puis des mesures en continu sur les navires via leurs circuits incendies. Et on a vue apparaître un refroidissement de 0.3° C après guerre. C’est qu’avant c’était surtout des navires de guerre américains qui étaient équipés pour ces relevés alors qu’après le type de bateau équipé était beaucoup plus divers. Les données étaient biaisées et il n’y avait pas eu de refroidissement

Alors la température moyenne dont se servent les experts climatologues est-elle fiable ? D’après de nombreux spécialistes oui s’il y a plus de 10 000 points de mesure sur Terre. Ils  sont très inégalement réparties. C’est vrai mais il suffirait de seulement 172 points d’observation pour avoir une bonne approximation car il y a une bonne corrélation entre des zones géographiques éloignées. Les valeurs aberrantes sont éliminées et les autres sont corrigées pour tenir compte par exemple de l’altitude. Il reste quelque 3000 points d’observation fiables.

a partir de ce 0 de la graduation du thermomètre on peut suivre les variations les écarts par rapport à cette moyenne. Et d’ailleurs peu importe ou presque la méthode de mesure du moment qu’elle est la même partout. Car ce sont les variations qui sont significatives pas la valeur absolue de cette températures moyennes entre une période glaciaire 100 000 ans et une période interglaciaire 20 000 à 30 000 ans ne sont que de 4 à 7 degrés on comprend l’importance de la mesurer avec précision aujourd’hui au dixième de degré près.

Enfin, les termes température moyenne et réchauffement climatique ne doivent pas faire oublier que dans le futur quoi qu’il se passe. Il y aura des régions où il fera plus chaud qu’aujourd’hui et aussi d’autres où il fera plus froid… A nous de faire en sorte que ces changements soient les moins graves possibles.

Le réchauffement climatique brouille la prévision des ouragans

la saison cyclonique 2009 s’annonçait plutôt calme dans la zone Caraïbes

leurs noms étaient déjà choisis. Cette année 2009, ils s’appelaient Ana, bill claudette danny erika

Vingt et un prénoms sont déjà attribués aux cyclones qui séviront dans l’océan atlantique particulièrement dans la zone Antilles Caraïbes. La saison cyclonique s’est ouverte en juin et durera jusqu’en décembre. Pour le moment le calme règne et d’après les divers services français ou américains qui s’essayent à prévoir la dureté de ces phénomènes météorologiques, l’année 2009 devrait être un peu plus faible que la moyenne en nombre de tempêtes tropicales. Il devrait ainsi y avoir d’ici à décembre douze phénomènes cycloniques. Dont six devraient atteindre le stade d’ouragans. Deux d’entre eux pouvant être particulièrement violents. En 2008 il y en a eu seize dont huit ouragans. Et si la prévision des ouragans se perfectionne mais n’est pas encore une science exacte elle se complique encore avec les changements climatiques en cours. Ainsi une toute nouvelle étude de climatologies de l’institut de technologie de Géorgie montre que le réchauffement pourrait entraîner non seulement une augmentation de la fréquence des ouragans et cyclones mais aussi et surtout les conduirait à survoler plus fréquemment les terres

El nino pourrait se dérégler

on sait que l’un des indicateurs essentiels de la formation de ces phénomènes cycloniques est un courant océanique dans l’est du Pacifique

Normalement de l’eau froide remonte le long des côtes du chili du pérou et de l’équateur

Mais parfois c’est l’eau plus chaude venue du pacifique ouest qui s’impose. Ce courant a été baptisé El Nino. il apparaît de manière assez irrégulière, durant environ 18 mois mais constitue un signe dort du dialogue entre océans et atmosphère. Les années à el nino voient en général une faible saison cyclonique en Atlantique mais une situation plus chaotique dans le Pacifique surtout pour les typhons. Mais el nino pourrait se dérégler. Et se déplacer vers le centre du pacifique. Rendant la prévision des cyclones encore plus difficile qui plus est en les rapprochant des terres.

le réchauffement climatique le passage du nord ouest pourrait être exploitable dans moins d vingt ans

un espoir de manne économique qui aiguise la convoitise de plusieurs pays

Pour l’instant ce n’est encore qu’une vaste patinoire hérissée de blocs de glace des vagues figées en un chaos translucide. Mais cet été pour la troisième année consécutive cette voie mythique qui serpente à travers une myriade d’ilots sur 2 400 km entre le groennlande et la mer de beaufort sera sans doute libre de glaces. Peu à peu le fameux passage du nord ouest dont des générations d’explorateurs ont rêvé prend forme. Entraînant dans son sillon toute une série de revendications territoriale et maritimes, qui dormaient elles aussi sous la banquise depuis des années.

Les états unis comme l’union européenne le considérent comme un détroit international. Le canada soutient qu’il fait partie de ses eaux intérieures le passage du nord ouest commence au canada traverse le canada et se termine au canada. Donc il est canadien non s’exclame le géographe peter harrison. En raison du réchauffement climatique il pourrait devenir navigable d’ici à vingt ans. Il deviendrait alors une précieuse alternative au canal de Panama. ce raccourci entre l’atlantique et le Pacifique permettrait d’économiser environ 7 000 km soit quinze jours de voyage pour le transport maritime.

l’enjeu n’est pas seulement l’économie de temps et le carburant c’est aussi un véritable trésor que la fonte des glaces met à la portée de ceux qui pourront brandir un titre de propriété. La commission géologique américaine a annoncé l’été dernier que le sous sol arctique abritait 22 % des ressources énergétiques techniquement exploitables du monde les inuits nous ont parlé de glace qui brûle raconte peter harrison en fait du méthane il y aurait égalment d’importantes mines de diamant d’argent de cuivre et de zinc et peut être de l’uranium

le pôle nord n’est qu’à 1 400 km Pont inlet un hameau de 1 300 âmes est situé à l’entrée du passage. C’est l’une des vingt six communautés du Nunavut le plus récent des territoires canadiens crée le 1 avril 1999  Pont inlet est connu comme point d’observation des narvals indique david reid fondateur du tour opérateur polar sea adventures ici on voit des bélugas des baleines à bosse et parfois des sous marins…

avec une série d’incidents isolés la température géopolitique s’élève encore un peu plus. Plusieurs bateaux étrangers ont emprunté le passage sans avertir les canadiens. Et la décision de la russie qui réclame 45% des eaux internationale de l’arctique de planter en août 2007 son drapeau sous le pôle nord illustre bien la politisation croissante de la question. D’autant que Moscou vient d’annoncer la création d’une force militaire pour défendre ses intérêts dans la région.

trafics et immigration

Même l’industrie touristique regarde vers le nord en 2008 vingt six bâteaux de croisière ont fait découvrir une partie de la voie mytique à plus de 2 000 passagers le nouveau passage pourrait aussi tenter les immigrants illégaux en 2006 un Roumain venu en canot du Groenland a été repré à Grise Fjord tout au nord du Numavut cette nouvelle voie navigable pourrait faciliter l’entrée de drogue d’arges de clandestins et peut être même de terroristes prévient Michael byers expert en droit international à l’université de colombie britannique et tout transport entraîne un risque d’accidents. La souveraineté sur le passage est bien plus qu’une question de nationalisme il s’agit de protéger les gens et l’environnement une marée noire y serait bien plus grave qu’ailleurs car le pétrole se décompose très lentement dans la glace.

En septembre 2008 pour la première fois un cargo commercial a pu emprunter le passage de bout en bout Fin août les habitants de pont Inlet avaient déjà vue passer un énorme bateau en provenance des mines de Mary River 175 km plus au sud

Il transportait 54 000 tonnes de fer à destination des Pays bas toutes ces allées et venues cela va effrayer les animaux s’inquiète un chasseur émérite aux joues brûlées par le froid. Et si les brise glace viennent en toutes saisons on ne pourra plus traverser pour aller chasser

le statut accordé au passage du nord ouest notent les experts influencera sur l’envergure de la navigation les conditions dans lequelles elle se fera et par conséquent sur la pollution induite

Le premier ministrer canadien en a fait une priorité nationale a propos de notre souveraineté dans l’arctique le canada a le choix on l’exerce ou on la perd. Ne vous y trompez pas ce gouvernement à l’intention de l’exercer. Car pour notre identité nationale l’Arctique et central. Il est une partie de notre histoire. Et il représente un énorme potentiel pour notre avenir

Le canada vient d’entamer un fastidieux travail de cartographie. Les patrouilles des rangers ces quelque 4 000 volontaires les yeux et les oreilles d’Ottawa dans le grand nord seront multipliées. Un port en eaux profondes une station d’observation scientique ainsi qu’un puissant brise glace seront bientôt construits

Mais nous ce n’est pas d’un brise glace dont on a besoin soupire Eva Aariak chef du gouvernement d’iqualuit la capitale du nunavut mais de logements de médecins et d’infrastructure.

Les inuits occupent la zone depuis des temps immémoriaux rappelle le canada dans ses revendications la souveraineté c’est nous qui l’incarnons insiste eva aariak

Pendant des années la politique de l’arctique a été déterminée par des gens qui croyaient qu’ici les ours polaires jouaient avec les pingouins ces derniers vivent au pôle sud.

Maintenant nous demandons à prendre nous même les décisions qui nous concernent. Le canada a besoin de gens qui vivent ici mais vivre ici ce n’est pas facile il faut qu’ottawa investisse au nunavut comme dans le reste du pays.

ils ont déjà enduré plusieurs diktats imposés par les Qalllunaat les blancs en inuktitut l’envoi des enfants dans les pensionnats au sud l’abandon de leur langue de leur culte la sédentarisation forcée… A part leur dixième anniversaire, les 30 000 résidents du Nunavut dont 56 ont moins de 25 ans, n’ont pas grand chose à célébrer. Par rapport au sud comme on dit ici les indicateurs sont tous à la traîne… sauf la natalité. Le taux de chômage atteint 60% dans certaines communautés moins de 30 % des jeunes terminent leur scolarité et le manque de perspectives pousse encore beaucoup trop d’entre eux vers l’alcoolisme ou le suicide un taux vingt huit fois supérieur à moyenne nationale ici il fait nuit de novembre à février explique un policier. On devient fou a tel point que nos cellules de dégrisement sont toujours pleines les dernières semaines

de l’igloo au micro ondes

Plus de 90 % des revenus du Nunavut viennent d’Ottawa ces transferts ont représenté environ 30 000 dollars canadiens plus de 18000 euros par personne l’an dernier. Abreuvée de coca cola et de séries télévisées américaines la jeunesse a troqué ses pantalons en peau de phoque contre des jeans troués et n’a d’autre distraction que de traîner au supermarché. La plupart du temps c’est juste pour regarder confie une mère de famille sans emploi. Avec les coûts faramineux du transport aérien, les prix explosent. Un litre de lait vaut 4 dollars un paquet de cigarette 17 dollars.

Déboussolés par l’arrivé de la modernité les inuits le sont aussi par le réchauffement climatique. Des millénaires de qaujimajatugagit traditionnel ne servent plus à rien. A Pangnirtung ancienne station baleinière nichée au creux d’un splendide fyord, la rivière l’été dernier a enflé si rapidement que les deux ponts ont été emportés. Le pergélisol ce sol perpétuellement gelé commence à fondre et certaines maisons construites sur pilotis de métal se lésardent « nous ne savons plus quand voyager sur la banquise »

Notre vie est transformée un réchauffement qui a tout de même permis au secteur minier de rapporter 230 millions de dollars au Nunavut en 2007. L’instauration d’un péage comme certain l’évoquent o Iqaluit sur le passage du nord ouest pourrait aussi créer ces emplois tant espérés et représenter un revenu lucratif pour le gouvernement territorial. Les inuits pourront ils profiter des opportunités économiques sans sacrifier leurs traditions qu’ils réapprennent peut à peu

nous avons déjà beaucoup évolué. En moins de cinquante ans nous sommes passés de l’igloo au micro ondes des chants de gorge traditionnels à l’ipod. Nous nous adapterons encore. Mais nous aurons toujours besoin de chasser et de pêcher pour survivre. Alors ce que nous demandons à la communauté internationale c’est de respecter l’environnement.  Arrêtons de parler d’eux mais parlons ensemble du réchauffement climatique

l’ours blanc sur sa banquise première victime du réchauffement climatique

en 2080 l’effet de serre fera fondre les glaces marines de l’arctique qui disparaîtront totalement en été. Déjà désemparé par la fonte des glaces qui le repousse sur la terre ferme, l’ours polaire est carrément menacé

sa fiche technique d’identité

c’est le plus grand carnivore

Proie principales

Phoques jeunes morses bélougas narvals poissons oiseaux marins et oeufs

Essentiel de sa nourriture

sur la banquise de fin avril à mi-juillet

vit en groupes variant de quelques centaines à quelques milliers d’individus

Population 22000 dont 60% au canada

les scientifiques l’appellent Ursus maritimus l’ours de la mer. Il vit dans un environnement particulièrement hostile l’arctique. Une hostilité qu’il a su apprivoiser et qui le protégeait jusqu’ici. Mais insidieusement le danger se rapproche mettant à mal son habitat naturel et bouleversant son mode de vie. L’Arctique est une des régions moù le changement climatique est le plus rapidement visible. Les communautés indigènes ont déjà noté des hivers plus chauds des printemps précoces et un amincissement anormal de la banquise. Leurs connaissance étayent désormais les preuves scientifiques. Les températures de l’air dans l’arctique ont augmenté environ de 5° C en moyenne. au cours des cent dernières années. L’étendue de la banquise arctique s’est réduite d’environ 3 % par décennie entre 1978- et 1996. L’épaisseur minimum de la couche de glace durant l’été a diminué de 40% au cours des trente dernières années

Des changements que l’ours blanc subit de plein fouet et qui le menacent

selon les simulations informatiques du climat futur d’ici 2080 les glaces marines de l’arctique disparaîtront complètement en été. Qu’adviendra t’il de l’ours blanc ? Depuis quelques années déjà pendant l’été la banquise fond sur une partie ou sur l’ensemble du domaine vital de plusieurs population d’ours polaires. Ceux ci sont obligés de gagner la terre ferme où ils passent plusieurs mois en attendant que les glaces se reforment. Or lorsqu’ils sont bloqués sur la terre, il jeûnent pendant de longues périodes. trois à quatre mois voire jusqu’à huit mois pour les femelles pleines. Ce jeûne prolongé épuise les ours blancs. En temps normal l’ours polaire ne gagne la terre que pour passer d’une zone de nourrissage vers une autre chercher un partenaire se reposer ou mettre bas. A la fin de l’automne, les femelles creusent une tanière dans d’épaisses congères situées sur la terre ferme les autres restent actifs en hiver. Les jeunes généralement au nombre de deux naissent dans la tanière en novembre décembre. Ils sont allaités par leur mère pendant trois à quatre mois. Le réchauffement climatique vient bousculer l’espère dans son mode de vie. Ces changements fondamentaux et rapides transforment un écosystème dont la composante principale est le gel. Une légère modification des températures moyennes fera passer celle-ci au dessus du niveau de congélation entraînant des bouleversements profonds du caractère de cette région.

L’arctique ne sera plus alors caractérisé par sa banquise couvrant la mer ni par son permafrost ces sols perpétuellement gelés des zones arctiques stabilisant les terres il se transformera en une région de mer ouverte et de grandes étendues de terres seront emportées par le dégel. L’ours blanc disparaitra alors de son habitat naturel première victime du réchauffement climatique

le bruit des vagues augmente avec les changements climatiques

les mouvements du sol enregistrés dans les océans depuis 1930 par les sismographes révèlent que les vagues frappent les côtes de plus en plus forts

les vagues qui vont et viennent dans les océans sont riches d’enseignements que ce soit en matière de géographysique ou encore d’écologie

C’est ce qui ressort d’une étude publiée le 21 mai dans la revue américaine science et rédigée par un chercheur californien de l’université la Jolla de san diego Peter Bromirki. Fait de plus en plus rare dans le monde des publications scientifiques cet américain a signé seul sa publication

Les tempêtes et les cyclones génèrent des vents importants à la surface des océans ce qui forme la houle. Or une partie de l’énergie de la houle est transmise à la terre sous forme de vibrations lorsque les vagues viennent frapper les côtes. Ces vibrations constituent ce que les sismologues considèrent comme un bruit ambiant qui interfère et gêne l’étude des tremblements de terre mesurés par les sismographes ces instruments qui enregistrent les mouvement du sol. En effet lors d’un tremblement de terre les vibrations créés par le mouvement soudain d’une fracture de la croûte terrestre une faille parcourent la Terre. Les sismographes détectent et enregistrent ces vibrations c’est à dire l’activité sismique qui sont trop faibles pour être perçues par l’homme

Pour peter bromirski l’enregistrement de ce bruit est directement lié à l’intensité des tempêtes océaniques et imputable aux changements climatiques

Du coup pour l’étude du réchauffement climatique les rôles s’inversent : les tremblements de terre constituent le bruit dont les sismographes doivent être débarassés.

Microséismes

Dans cette optique, Peter Bromirski a comparé les relevés des sismographes sur des longues périodes. Le fait de disposer de tels enregistrements depuis 1930 et la stabilité des plates formes d’enregistrement les appareils sont toujours les mêmes constituent un avantage indéniable lorsque l’on veut étudier un phénomène sur plusieurs décennies

Le scientifique a ainsi constaté que le bruit des vagues leur impact sur la côte a augmenté au fils des ans. Cette augmentation étant liée au changement climatique, les données sismiques trouvent une nouvelle vocation. Comme le climat affecte les vagues et que ces dernières créent des vibrations observable t-il on obtient en comparant les enregistrements des sismographes à différentes périodes des informations sur l’évolution du climat.

Parmi les vibrations relevées certaines ont des périodes le temps entre deux vagues de quelques secondes à quelques dizaines de secondes c’est ce que l’on appelle les microséismes. L’étude des bibrations engendrées par les vagues peut être utilisée pour la tomographie sismique c’est à dire l’étude de la géologie par la technique de propagation des ondes utilisée dans l’industrie pétrolière

Il y a également des vibrations de périodes de plusieurs minutes c’est ce qui s’appelle le ronflement de la terre. Ces deux types de vibrations peuvent être utilisées pour obtenir des informations sur le climat. Elles peuvent également servir à localiser les tempêtes océaniques et donc à prévenir leur arrivée sur les côtes

La disparition des abeilles une conséquence du réchauffement climatique ?

l’agence française de sécurité sanitaire des aliments a identifié une quarantaine de causes à la mortalité des abeilles

les insecticides Gaucho et régent de bayer et Basf ne sont pas l’unique cause des mortalités d’abeilles constatées depuis le début des années 1990 en France. contrairement à ce qu’affirment une partie des apiculteurs. La preuve depuis l’interdiction de ces insecticides systémiques appliqués sur les graines de tournesol et de mais les ruches ne se portent pas mieux

De nombreuses études montrent pourtant que la santé des abeilles ne cesse de se dégrader partout dans le monde. Les état-unis par exemple sont touché par une nouvelle maladie d’origine inconnue le syndrome d’effondrement des colonies d’abeilles ou ccd

Un rapport de l’agence française de sécurité sanitaire des aliments afssa rendu public en février 2009 a passé en revue une grande partie de ces études sans toutefois être exhaustif

les experts consultés par l’agence dénombrent en tout une quarantaine de causes à l’origine des mortalités et des affaiblissements de colonies d’abeilles

aucun cas d’intoxication impliquant des résidus de produits dans le pollen ou le nectar d’espèce végétales issues de semences traitées n’a été recensé dans la littérature ou par les réseaux souligne le rapport. L’afssa recommande notamment la création d’un réseau d’épidémio surveillance fonctionnant en continu.

l’agence demande la création d’un institut technique apicole ainsi que la remise en vigueur de la déclaration obligatoire annuelle du nombre de ruches dans un but strictement sanitaire et la mise en oeuvre de mesures coercitives en cas de non respect de la règlementation

Ces mesures ont déjà été préconisées en octobre dernier par le député ump martial saddier dans son rapport pour une filière apicole durable.

un fléau majeur le varroa

l’impact des insecticides sur les abeilles n’est pas occulté mais il se limite à des cas d’intoxications aiguës dus à des traitements effectués en période de floraison ou à des défauts de fabrication de semences enrobées. Mais selon l’afssa l’effet chronique des pesticides invoqué par les apiculteurs n’a pas été mis en évidence

une chose est sûre le fléau majeur de l’ipiculture reste le varroa. Originaire d’indonésie ce minuscule acarien arrivé en france à la fin des années 1980 fait des dégâts considérables

la mondialisation du commerce des reines d’abeille a contribué à le diffuser dans le monde entier. Le rapport de l’afssa souligne le trop petit nombre de traitement efficaces contre ce parasite, tout en dénonçant les mauvaise pratiques qui peuvent conduire des apiculteurs à utiliser des produits dangereux pour les abeilles elles mêmes

d’autres prédateurs ou parasites champignons bactéries virus dont certains interagissent avec le varroa s’en prennent aussi aux ruches. La diminution de la biodiversité liée à l’agriculture intensive est également citée comme l’une des causes vraisemblables des mortalités d’abeilles

en plus d’être en contact direct avec un environnement dégradé l’abeille est aussi une espèce domestique extrêmement fragile du fait de la complexité du fonctionnement de l’ensemble de la ruche. l’abeille est un insecte social et pas une vache à miel !

A partir des années 1980-1990 nombre d’apiculteurs ont pris l’habitude d’acheter des reines de souche italienne ou caucasienne les préférant aux abeilles noires locales moins productives et plus agressives

la perte de nombreuses colonie n’a fait qu’amplifier le phénomène. Ce commerce a entraîné un brassage génétique que le rapport de l’afssa évoque à peine peu d’études scientifiques s’étant attaquées à cette question difficile. On sait pourtant que la reine joue un rôle central sur la vie de la colonie considérée comme une sorte de superorganisme

Deux études récentes ont montré qu’une reine qui s’est accouplée avec une dizaine de mâles ou faux bourdons émet plus de phéromonones et que sa colonie est beaucoup plus active et résistante durant l’hiver que celle ayant à sa tête une reine fécondée par un seul mâle

De là à penser que l’élevage et l’insémination artificielle des reines de plus en plus pratiquée de nos jours peuvent avoir des conséquences insoupçonnées sur les rendements et la survie des colonie il n’y a qu’un pas

ces pratiques court circuitent plusieurs étapes de la sélection naturelle. Elles contribuent à relâcher dans la nature des abeilles adaptées aux exigences de l’homme beaucoup plus qu’à celle de l’environnement

Des chercheurs comme laurent gauthier de l’université de Montpellier estiment pour leur part que l’environnement appauvri et pullué réduit la fécondité et la longévité des abeilles ainsi que la viabilité des spermatozoides.

Pour la première fois des chercheurs ont calculé l’apport des abeilles et des espèces sauvages à l’échelle mondiale

les insectes pollinisateurs sont menacés par les activités agricoles pesticides destruction des habitats réduction de la biodiversité alors même qu’ils contribuent à la production alimentaire. Des chercheurs français du cnrs et de l’inra ont calculé qu’à l’échelle planétaire sur la base des prix de 2005 la contribution des pollinisateur s’élève à 153 milliards d’euros soit 9.5 % de la valeur de la production agricole mondiale destinée à la consommation humaine

Mis à part les céréales 60 % des ressources alimentaires la majorité des cultures frutières légumières oléagineuses protéagineuses de fruits à coques dépend de l’activté des pollinisateurs et particulièrement des abeilles domestiques. Leurs contribution intervient pour 50 milliards d’euros dans la production des fruits et des légumes et pour 39 milliards dans la production d’oléagineux. Ce chiffre est calculé en multipliant la valeur des différentes cultures enregistrés par la FAO et le coefficient de dépendance de chaque espèce végétale.

Mais ces données globales cachent de fortes disparités régionales. En Europe l’agriculture des pays méditérranéens est plus dépendante de la pollinisation que celle des pays du nord. Les pollinisateurs contribuent en moyenne à 9 % de la production en France 12 % en Italie 11 % en espagne contre 1 à 7 % dans le nord de l’union européenne.

Nicolas gallai du laboratoire montpelliérain d’économie théorique et appliquée a fait les calculs pour la France il devrait bientôt les publier. Sur les 23 milliards d’euros que représente la production des 73 principales cultures réservées à l’alimentation humaine il a calculé que 2 milliards sont à mettre à l’actif des insectes pollinisateurs.

Ce chiffre serait beaucoup plus élevé s’il prenait aussi en compte leur contribution à la production des plantes fourragères et productrices d’énergie ou même à la reproduction de la flore sauvage. La disparition des pollinisateurs dans notre pays pourrait entraîner un surcoût de 2 à 6 milliards d’euros pour le porte monnaie des français. La dépendance des espèces végétales est très variée. Le kiwi une plante dioïque avec des pieds mâles et des pieds femelles dépend à 100 % des pollinisateurs pour fructifier. Le coefficient de dépendance de la plupart des arbres fruitiers comme le pommier le poirier le prunier le pêcher le cognassier se situe entre 40% et 90 %

En l’absence de pollinisateurs la récolte baisse mais aussi la qualité. C’est ainsi que des fraisiers non pollinisés donnent des fruits rabougris

Les scénarios prévoient dans les prochaines décennies une intensification des cultures de légumes et de fruits autour des grandes concentrations urbaines. Le service des insectes pollinisateurs à l’agriculture devrait s’intensifier leur survie est donc aussi un enjeu pour demain.

Tractation politique sur le climat ou tous les continents au chevet de notre planète

la conférence climat de copenhague et de la conclusion espérée d’un nouvel accord sur le réchauffement la communauté internationale saisie par l’urgence multiplie les enceintes de débats et les négociations sur tous les continents

les pays de la région népalaise se sont réunis pour la première fois

Le premier ministre népalais a ouvert devant les responsables de toutes la région moins l’inde la première conférence des nations de l’himalaya sur le climat. Il a insisté principalement sur les risque de fonte des glaciers alors que 1.3 milliard d’humains dépendent de ce massif pour leur approvisionnement en eau.

Parallèlement l’afrique réunie au sommet de Tripoli pour les 40 ans au pouvoir du colonel kadhafi en a profité pour rappeler sa position pour copenhague l’union africaine est notamment soucieuse d’obtenir une contribution importante de la part des pays industrialisés leur permettant de s’adapter et de surmonter les pires impacts de la future donne climatique

A genève la conférence de l’organisation météorologique mondiale consacrée au renforcement des capacités météo face aux dérèglements climatiques à venir réunit  une quinzaine de chefs d’état

ils recevront la visite du secrétaire général des nations unies Ban Ki moon de retour d’arctique où il aura constaté les effets du réchauffement sur les glaciers du pôle nord. Ban qui juge cruciale pour l’humanité la conclusion d’un accord à Copenhague en marge de l’assemblée générale de l’onu

dans la foulée les chefs d’état et de gouvernement des vingt principales puissances économiques du G20 se trouveront à Pitsburgh au usa lors du dernier G8 en italie le président américain barack obama avait souhaité que ce rendez vous permette d’avancer sur le financement de la lutte contre le changement climatique

l’accord attendu à Copenhague doit succéder au protocole de Kyoto à partir du 1 janvier 2013 il doit permettrent d’endiguer l’envolée des émissions de gaz à effet de serre qui risquent de conduire à un réchauffement global pouvant aller jusqu’à 6.4° C à la fin du siècle selon les prévisions du groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat.

Polémique sur la fertilisation en fer des océans

En allemagne le ministère de l’environnement s’oppose à cette technique qui vise à renforcer l’absorption du CO2par le phytoplancton

une polémique vient d’éclater en Allemagne autour d’un programme de recherche sur la fertilisation des océans par le fer. Baptisé Lohaflex pour fer en hindi et flex pour fertilization expriment en anglais ce programme consiste à déverser 20 tonnes de microparticules de sulfate de fer dans les eaux antarctiques au large des îles de Géorgie du Sud et à étudier les conséquences de cette opération. C’est le plus ambitieux programme jamais lancé sur cette problématique. Il est le fruit d’une étroite collaboration entre l’inde et l’allemagne. La polémique oppose le ministère de l’environnement allemand au prestigieux institut alfred Wegener. Ce dernier est un des principaux contributeurs de Lohaflex. Il fournit le Polastern un gros brise glace suréquipé et une dizaine de scientifique. Le bateau embarque une trentaine de chercheurs indiens et plusieurs européens dont un français. La mission devait commencer à la fin de la semaine prochaine mais au fur et à mesure que l’échéance approche les ong environnementales dénoncent avec de plus en plus d’insistance les reisques pour le milieu marin. Finalement le ministère de l’environnement les a entendues et a demandé une réévaluation du programme par des experts internationaux indépendants. Il s devraient rendre leur verdict d’ici à une semaine.

les scientifiques sceptiques

en attendant le polarstern continue à naviguer vers la zone prévue pour l’opération. L’institut Wegener est soutenu par le ministère de la recherche et se montre confiant. Il souligne que Lahaflex vise à étudier l’efficacité de la fertilisation en fer et son impact sur le milieu et non pas à faire la promotion de cette technologie. Autre argument invoqué 20 tonnes de fer c’est moins que ce qu’un iceberg relâche en fondant

Le fer est l’un des principaux éléments dont se nourrit le phytoplancton. Il favorise la prolifération de ces micro algues qui jouent un rôle important dans le cycle du carbonne et donc du CO2 l’un des principaux gaz à effet de serre à l’origine du réchauffement. En effet le phytoplancton absorbe le CO2 et le fait disparaitre au fond des océans en mourant.

Potentiellement si l’on déverse des particules de sulfate de fer dans des zones de l’océan naturellement pauvres en cet élément les plus optimistes estiment qu’on a là un moyen d’absorber une bonne part des rejets de CO2. On parle d’une capacité de stockage d’un milliard de tonnes par an. Des firmes américaines sont déjà sur les rangs pour lancer des opérations à grande échelle. Si un marché du carbone est mis en place un jour elles pourraient toucher le jackpot.

Une bonne partie des scientifiques se montre néanmoins sceptique voire critique. Ils estiment que la fertilisation par l’homme n’a pas la même efficacité que les apports naturels. Ils font valoir aussi qu’elle risque de perturber l’ensemble de la chaîne alimentaire marine. Plusieurs conventions internationales ont demandé un moratoire sure la fertilisation des mers.

les poissons acteurs du cycle du carbone

il n’y a pas que le phytoplancton qui joue un rôle important dans le cycle du carbone. Une étude conduite par des chercheurs britaniques américains et canadiens montre que les poissons en stockent dans leurs intestins et leurs excréments.  Ces scientifiques estiment même que la biomasse globale des pissons est responsable de la production de 3 à 15 % du carbonnate de calcium que l’on trouve dans les océans. Selon eux ce chiffre pourrait même être trois fois plus élevé. Ils prévoient également qu’une augmentation attendue des températures des eaux des océans et l’accroissement du CO2 risquent de provoquer une production encore plus élevée de carbonate de calcium par les poissons .

Nouvelles incertitudes sur la possibilité de séquestration du carbone dans les océans

géo ingénierie

une nouvelle étude met en cause l’efficacité de la fertilisation des océans en fer pour limiter le réchauffement climatique

La séquestration de gaz carbonique ou CO2 par le phytoplancton dans l’océan Austral est un phénomène naturel. Découvert au début des années 1990 il se caractérise par d’immenses floraisons d’alges lors du printemps austral octobre novembre dans certaines zones où les eaux sont riches en fer et en nutriment. Le phénomène est observable par satellite, il se produit principalement autour des îles Kerguelen Crozet et de Géorgie du sud

Ce processus naturel n’existe pas dans les zones où les eaux sont pauvres en fer. D’où l’idée de certains scientifiques de le déclencher en fertilisant l’océan austral avec du fer. Potentiellement cela pourrait permettre de piéger chaque année dans les sédiments un milliard de tonnes de CO2 l’un des principaux gaz à effet de serre à l’origine du réchauffement actuel.

Mais plusieurs études ont montré que le phénomène est beaucoup plus complexe qu’on ne le pensait au départ et que les promesses de la géo ingénierie climatique doivent être revues à la baisse. Des recherches pilotées par Raymond Pollard de l’université de Southampton royaume unis révèlent aujourd’hui que la séquestration du CO2 au large des îles Crozet est beaucoup moins efficace que ce que l’on a pu mesurer au large des îles Kerguelen

En effet seulement 10% du Co2 absorbé par le phytoplancton tombe au fond tandis que le reste est recyclé en surface et rejeté dans l’atmosphère. Un taux néanmoins largement supérieur au piégeage réalisé lors d’une expérience de fertilisation effectuée à partir d’un bateau

Lundi 29 janvier 2009 l’allemagene a finalement donné son feu vert à une mission visant à larguer six tonnes de fer sous forme de nanoparticules sur une surface de 300 Km2 de l’océan subantarctique. Ce projet avait été suspendu par le ministère allemand de l’environnement.

L’après kyoto doit être placé sous le signe de la justice climatique

Les insuffisances de la réglementation ont conduit à la crise financière évitons de faire la même erreur en ce qui concerne le climat. Le protocole de Kyoto expire en 2012 et la communauté internationale doit adopter un nouvel accord à Copenhague en 2009. La réunion préparatoire qui a lieu le 12 décembre 2008 à Poznan en Pologne est importante puisqu’elle doit préparer la voie à l’accord que nous espérons tous conclure en Décembre 2009 à Copenhague. Celui ci représente probablement la dernière chance de maitriser le changement climatique avant qu’il ne soit trop tard

Au moment où l’ONU réunit les ministres de l’environnement du monde entier à Poznan les fondements économiques pour un nouveau traité apparaissent plus incertains que jamais Yvo de Boer secrétaire exécutif de la convention-cadre de l’ONU sur les changements climatiques a récemment déclaré

Oui les choses ont changé mais je pense que personne ne sara assez stupide pour ignorer les problèmes à long terme car les décisions qui seront prises nous engageront pour trente ans. Cette déclaration reflète aussi la position de barack Obama président des Etats-Unis et de l’union Européenne. Ces deux acteurs se sont engagés à respecter les promesses de plafonner les émissions de CO 2 faisant valoir que les mesures gouvernementales ainsi que les investissements dans les technologies vertes et les énergies renouvelables constituaient un moyen durable de stimuler l’éconmie et de créer de nouveaux emplois

Nous nous sommes engagées comme coprésidentes dans l’initiative pour le climat appelée la route vers copenhague un réseau ouvert qui promeut une justice climatique parce que le débat sur le climat doit être plus axé sur les incidences humaines et sociales du changement climatique. La majeure partie de l’augmentation de 2,6 milliards de personnes attendue d’ici à 2050 dans le monde sera le fait des régions les plus pauvres

Celles-ci qui ne connaissent pas la croissance sont instables politiquement et seront les plus durement touchées par le changement climatique. Par exemple bien que le continent africain ne soit à l’origine que de 3,8 % des émissions mondiales de CO2 il ne sera pas épargné par le réchauffement

C’est là une évolution inquiétante et il est clair que nous ne pourrons pas en atténuer les effets si nous ne nous attaquons pas à la pauvreté.

Selon le Programme des Nations unies pur le dévelppement les coûts d’adaptation des pays en développement à ces dérèglements se chiffrent en dizaines de milliards par an. Ce qui fera obstacle à la réalisation d’un grand nombre des objectifs du millénaire pour le développement définis par les Nations unies notamment ceux de réduction de l pauvreté et de la mortalité infantile, où de lutte contre le sida.

Nous savons tous qu’il vaut mieux prévenir que guérir. Cependant 1% au mieux des ressources nécessaires pour l’adaptation est actuellement disponible. Pour atteindre ces objectifs nous devons développer des modes innovants de renforcement des capacités et de transfert de technologie. Plus important encore nous devons veiller à ce que les fonds disponibles pour les mesures d’adaptation soient répartis de manière équitable et proportionnée selon le principe du pollueur payeur dans le respect des droits de l’homme et dans un esprit de justice climatique

En dernier ressort la durabilité ainsi qu’une économie à faibles émissions de carbone ne pourront pas être obtenues grâce à la seule innovation technologique mais nécessiteront une innovation sociale et politique de grande ampleur.

N’oublions pas que la technologie n’a pas la capacité d’éliminer la pauvreté de faire respecter les droits de l’homme d’assurer l’égalité entre les sexes d’enrayer le changement climatique et de construire une société durable ce sont les femmes et les hommes qui l’ont; C’est ce qui est au coeur de l’initiative intitulée la route vers copenhague et c’est ce qui doit être au coeur de l’accord de Copenhague la justice climatique pour tous.


Europe : l’agriculture émet trop de gaz à effet de serre.

Climat

Le sommet de Copenhague a réuni 64 chefs d’Etat qui ont dressé une étude global des flux de carbonne dans l’union Européenne

Ce bilan prend en compte non seulement les émissions de gaz à effet de serre liées aux activités industrielles aux transports au secteur résidentiel mais aussi les échanges de carbone entre les sols la végétation et l’atmosphère qui passent pour l’essentiel dans le milieu terrestre par la photosynthèse et la respiration. Ce flux naturel est important car les forêts les prairies et les tourbières sont capables tout comme les océans de stocker une part du CO2 qui s’accumule dans l’atmosphère et contribue au réchauffement climatique

Alors que ce échanges se soldent dans la plupart des régions du monde par la séquestration d’une partie du CO2 rejeté dans l’atmosphère par l’homme le bilan montre qu’en Europe les émissions d’oxyde nitreux Néo et de méthane CH4 deux autres puissants gaz à effet de serre produites par les cultures et l’élevage dépassent les captures de CO2 opérées par les forêts et les prairies

L’oxyde nitreux est produit par dégradation des engrais chimiques par les bactéries et le méthane est rejeté dans l’atmosphère par la digestion du bétail et les excréments

Les écosystème terrestre de l’UE émettent au final plus de gaz à effet de serre qu’ils n’en absorbent

Ils augmentent de 3% en équivalent CO2 les émissions attribuées aux combustibles fossibles. Le solde est à peine meilleur sur l’ensemble du continent Turquie Ukraine et biélorussie comprise.

Les états-unis font mieux

L’union européenne en termes de séquestration de CO2 se classe donc parmi les plus mauvais élèves sur l’ensemble du globe la moitié des gaz à effet de serre rejetés dans l’atmosphère par les activités humaines est absorbée par les océans et les écosystèmes terrestres. Les Usa font mieux que l’union Européenne puisque leurs écosystèmes terrestres absorbent presque 25 % des émissions de CO2 d’origine anthropique (0,4 milliard de tonnes de carbone séquestrés pour 1,7 Md de tonnes émises)

Principale leçon de cette étude les politiques climatique de l’ue ne doivent pas se borner à vouloir réduire les émissions de CO2 fossile par l’industrie les transports etc…

Elles doivent aussi prendre en compte et améliorer la capacité de séquestration de CO2 des écosystème

Dans ce domaine l’europe a une marge d’action conséquente

Si nous voulons que les millieux naturels contribuent eux aussi à la réduction des émissions de gaz à effet de serre, il faut que nous apprenions à gérer différemment les émissions de méthane et d’oxyde nitreux par l’agriculture

L’agriculture intensive déjà décriée pour son impact sur l’environnement et la santé se voit maintenant aussi remise en cause pour son rôle dans le réchauffement ainsi que l’exploitation intensive de bois qui limite la capacité de séquestration des forêts

Ce travail a mobilisé 2000 chercheurs pendant cinq ans. Il a nécessité le traitement d’un nombre colossal de données statistiques et le recueil de nombreuses observations de terrain et de mesures effectuées dans l’atmosphère. Réalisé dans le cadre du programme CarboEurop. Il a été financé à hauteur de 16,3 millions d’euros par la Commission de Bruxelles et plus de 30 millions d’euros par les différents Etats de L’union Européenne

Il reste de nombreuses incertitudes importantes +50 % pour la production de méthane et d’oxyde d’azote précise philippe Clair du Laboratoire des sciences du climat l’un des coauteurs de cette étude

De gros progrès ont été faits et l’union européenne est la seule à pouvoir produire autant de données sur cette machinerie extrêmement complexe. La construction d’un réseau dense de stations atmosphérique et de sites de mesure des flux permettra de réduire les incertitudes et de descendre à l’échelle des différentes région d’europe

Depuis plusieurs années l’attention est focalisée presque exclusivement sur les émissions des gaz à effet de serre. Le rôle de séquestration de la forêt et de la végétation est souvent ignoré ou laissé de côté. L’étude Carboeurop montre pour la première fois qu’il y a pourtant aussi dans ce secteur une importante marge de réduction des gaz à effet de serre. Surtout que du côté des émission de gaz à effet de serre proprement dits pétrole gaz charbon les réductions ont été minimes. Entre 2006 et 2007 les émissions de l’union européenne à 27 ont diminué de 59,8 Mt équivalents CO2 soit 1,2% précise un document du conseil de l’union. Si on regarde en détail on voit que si elles ont baissé dans l’union Européenne à 15 à l’exception notable de la Grèce et l’espace elles ont légèrement augmenté dans les autres états membres à l’exception de la Hongrie de la Pologne de la Roumanie et de la Slovaquie

L’énergie :

Approvisionnement et consommation d’énergie notamment dans l’habitat représentent près de 60% des émissions de gaz à effet de serre. En cause bien sûr l’industrie mais également le chauffage. Dans l’union Européenne à quinze les émissions du secteur de l’énergie ont diminué de 7%. A cela deux raisons une moindre utilisation de l’énergie dans l’industrie manufacturière mais surtotu un hier 2007 nettemement moins rigoureux que les autres années. Cela est vrai pour le royaume uni la france l’italie mais également l’allemagne.

Dans ce pays il faut ajouter à la clémence des températures une hausse notable du prix des carburants.

Les Transports

Les émissions liées aux transports qui représentent environ 21 % du total ont continué d’augmenter dans la plupart des pays mais de façon différenciée. Si le trafic routier a fortement augmenté dans des pays comme la Slovénie la Lituanie ou encore la Slovaquie. Il a légèrement diminué en Allemagne en France aux Pays bas ou encore au portugal. Même si elles ne sont pas encore prises en compte dans le protocole de Kyoto les émissions dues à l’aviation plus de 3,7 Mt ou aux transports maritimes 1,8 mt ont également progressé dans les vingt sept pays.

Où va l’eau de la mer à marée Basse ?

Cette question agite les esprits depuis la nuit des temps. Mais où va donc l’eau de mer à marée basse ? On se la pose encore aujourd’hui. Et souvent les réponses apportées sont aussi fantaisistes qu’au temps où le phénomène gardait tout son mystère. On pense souvent que les marées marchent comme dans un verre d’eau si on l’incline le niveau monte d’un côté et baisse de l’autre. Une marée haute à Brest se traduirait donc par une marée basse du côté de New York. Ce n’est bien sûre pas le cas. En revanche une marée haute à Brest entraîne une marée haute au point diamétralement opposé de la planète à Wallis et Futuna

C’est que la mécanique d’une marée est assez simple. Du moins pour nous. Le galillée par exemple qui a tant fait avancer la science dans de nombreux domaines affirmait ainsi en 1616 que s’il y a des marées c’est que la Terre tourne sur elle-même. Or ce n’est pas le cas : elle tourne bien sûr mais ce n’est pas ce mouvement qui engendre les marées. C’est Newton preque un siècle plus tard qui trouvera la bonne solution avec les prémisses de la loi de la gravitation universelle : les corps s’attirent. Et c’est donc à la Lune et au soleil que l’on doit les marées. S’ils sont du même côté de la Terre ou diamétralement opposés. Il y aura une marée haute. S’ils sont situés à 90 ° l’un de l’autre cela donne une marée basse. On peut donc le plus souvent calculer la hauteur de marée à un endroit précis et à une date donnée.

Dans le détail cependant le phénomène est plus compliqué. Les marées peuvent ainsi être plus ou moins marquées. On pense par exemple souvent qu’il n’y en a pas en Méditerranée. Pourtant elles existent bien même si elles sont faibles de l’ordre d’une quarantaine de centimières. Cela est dû au fait qu’il s’agit d’une mer quasi intérieure profonde faite d’une succesion de bassins séparés par des seuils qu’elle est reliée à l’océan Altlantique par le détroit de Gibraltar orientée est-ouest et peu large. Don ne favorisant pas les déplacements de grandes masses d’eau.

L’atlantique compte en revanche quelques-unes des plus grandes marées du monde. Par exemple au Canada la bie de Fundy ou au Mont-Saint-Michel. Le retrait de la mer peut y atteindre 12 kilomètres et la différence de hauteur de l’eau entre marée haute et marée basse s’élève jusqu’à 12 mètres. La marée y apparaît plus importante qu’ailleurs en raison de sa position. Au mont-Saint-Michel l’onde de marée qui arrive du large est réfléchie par la prequ’île du Cotention qui ajoute donc un effet supplémentaire à la marée qui arrive directement autour de la célèbre île. De plus tout ce golfe au fond duquel se niche le Mont est de faible profondeur 35 mètres ce qui renforce encore l’onde de marée

Car il faut bien parler d’onde. Les marées ne sont pas à proprement parler des déplacements d’eau. Elles sont en fait des différences de hauteur d’eau. Même s’il est vrai que les courants de marée, aussi bien dans le sens ascendant que descendant peuvent être importants atteignant jusqu’à 10 noeuds soit un peu moins de 20 km/h. Sur nos côtes les marées hautes et basses sont séparées d’un peu plus de 6 heures. S’il fallait que l’eau se déplace à travers l’atlantique en six heures elle ne parcourrait que 120 Kilomètres… Loin des quelques 5400 km qui séparent Brest de New york

Quand les influences conjuguées de la Lune et du soleil pèsent sur les étendues d’eau elles vont en quelque sorte les soulever avec d’autant d’intensité que leur masse est importante.

Comme le dit la loi de Newton plus les corps qui s’attirent sont gros plus forte est l’attraction. C’est donc ce soulèvement momentané de l’eau puis le fait qu’elle retombe qui donne naissance à l’onde de marée qui elle voyage à 1600 km/h. Et la longueur d’onde de la marée la durée de temps et de distance entre son point haut et son point bas est bien plus importante que celle d’une vague.

Conclusion : à marrée basse l’eau ne va nulle part. Elle baisse simplement

Et si une bouteille à la mer peut voyager sur de grandes distances ce n’est pas par déplacement de l’eau sauf dans un grand courant mais plutôt à ce qui peut contrarier les marées, en l’occurrence les vents. Ceux qui créent les vagues sauf dans le cas des séismes sous marins qui peuvent créer les tsunamis. Ceux là sont imprévisibles mais la prochaine grande marée du siècle sur les côtes atlantiques françaises aura lieu d’après le Service hydrographique et océanographique de la Marine le 21 Mars 2015…

d’ici à 2100 le niveau de la mer aura gagné un mètre

deux études publiées cette semaine tablent sur une hausse de 80 cm à 1 mètre à la fin du siècle beaucoup moins que le 1.60 annoncé en décembre 2007

c’est le énième rebondissement d’un débat qui n’a pas fini de faire couler beaucoup d’encre. Sous estimée surestimée la hausse du niveau des mers que risque d’entraîner le changement climatique que fait les vagues. Si l’on en croit une étude qui paraît dans le numéro de science son évolution ne sera peut être pas aussi catastrophique que certains l’avaient laissé entendre voilà quelques mois. Elle sera vraisemblablement en revanche bien supérieure aux prévisions du groupe intergouvernemental d’experts pour l’évolution du climat.

Retour sur les différents épisodes de cette polémique. En février 2007 les experts gouvernementaux du giec ou ipcc en anglais annoncent dans leur quatrième rapport que le niveau des mers pourrait augmenter de 18 à 59 com vers 2100 avec une fourchette plus vraisemblablement comprise entre 28 et 43 com. Cette prudence dans les prévisions est assortie d’explications on ne saurait exclure des valeurs plus élevées mais la compréhension de ces effets est trop limitée pour évaluer la vraisemblance ou fournir une meilleure estimation ou un seuil maximum

justifient les experts. Ces derniers font allusion aux phénomènes de rétroaction encore mal connus susceptibles d’accélérer la fonte du groenland et de l’antarctique deux des trois facteurs contribuant à l’élévation du niveau des eaux avec la fonte des petits glaciers

d’ailleurs le jour même paraît dans la revue science une étude indiquant que la hausse du niveau des mers a été 50% plus rapide entre 1990 et 2001 que ne l’avaient estimé ces mêmes experts dans leur troisième rapport de 2001. Stefan Rahmstorf affirme que les données recueillies montrent une élévation annuelle de 3.3 mm, soit 50 % de plus que les 2 mm annoncés. Le chercheur allemand table, lui sur une élévation moyenne à long terme de 50 cm à 1.4 mètre.

Epouvantail

c’est un des paramètres les plus difficiles à modéliser tempère anny cazenave chercheuse au laboratoire d’études en géophysique et océanographie spatiales legos de Toulouse et coauteur de cette étude. Selon elle on ne peut pas exclure que cette différence corresponde à une oscillation sur une échelle de temps décennale et non à une accélération du processus. Or les modèles qui ne voient que les tendances à long terme ne prennent pas en compte ces oscillations

Les prévisions alarmistes lancées depusi en décembre 2007 n’ont donc guère surpris les valeur avaient pourtant de quoi dérouter : on parle alors d’1.60 mètre d’ici à la fin du siècle

les chiffres les plus fous circulent alors. D’aucuns se plaisent à rappeler qu’une fonte totale du Groenland entraînerait une élévation du niveau des océans de sept mètre. Voici 9000 ans c’est ce qu’avait provoqué la fonte de la banquise des laurentides au québec à raison de 1.3 mètre par an suivie par un bond de 5 mètres 1 500 ans plus tard. D’ailleurs une étude parue en ligne dimanche dernier dans la revue nature geoscience vient de montrer que cette fonte avait été beaucoup mplus rapide que prévu. Mais les deux situations ne sont pas comparables : le groenlanc est baigné par des eaux froides et sa géologie diffère de cellle de l’amérique du nord. Cette perspective est néanmoins régulièrement agitée comme un épouvantail.

Les glaciologues de l’université du colorado remettent aujourd’hui les pendules à l’heure : une hausse supérieure à deux mètres n’est pas réaliste. Elle ne serait possible que si toutes les variables physiques connaissaient une accélération mmaximum. La valeur la plus plausible selon eux est de 80 com. Ils rejoignent ainsi les estimations des auteurs des travaux sur le Groenland qui tablent sur un mètre. Ce qui revient néanmoins à pousser à l’exil les 100 millions de personnes vivant à moins d’un mètre au dessus du niveau de la mer.

La lutte contre la crise financière n’est pas en contradiction avec la lutte contre le changement climatique. Tel est le message que s’efforce de faire passer Xie Zhenrhua principal responsable chinois en charge du dossier climat.

la chine sera inébranlable dans sa lutte contre l’émission des gaz à effets de serre. Nous allons concilier la croissance économique le réajustement de notre tissu industriel l’éradication de la pauvreté et la lutte contre le changement climatique ajoutant qu’il s’agissait d’une opération gagnat gagnant

Pékin est prêt à jouer dans ce combat un rôle actif a dit le responsable chinois en énumérant les efforts déjà engagés par son pays comme la fermeture d’usines obsolètes en 2009 et 2010 nous allons réduire de 20% nos dépense énergéties a til promis estimant par ailleurs réalisable l’objectif de 10% d’énergies renouvelables dès l’an 2010

Antarctique : fonte moins néfaste que prévue

Une fonte de la calotte glaciaire de l’antarctique ferait monter le niveau des eaux océaniques de manière moins spectaculaire qu’on ne le pensait jusqu’ici mais avec des effets tout aussi dramatiques selon une étude publiée dans la revue américaine science

S’appuyant sur de nouvelles mesures de la géométrie de la calotte glaciaire de l’antarctique des chercheurs britanniques et néerlandais estiment désormais que si elle disparaissait sous l’effet du réchauffement l’élévation du niveau des océans serait de 3.2 mètres et non pas de 5 à 7 mètres comme le prévoyaient de précédents travaux

Toutefois selon les auteurs de l’étude une hausse du niveau des océans de seulement un mètre serait suffisante pour affecter le champ de gravité terrestre dans l’hémisphère sud et modifier la rotation de la planète.

Des sites touristiques peuvent parfois devenir des objets scientifiques à part entière à l’insu des profanes qui les côtoient tous les jours. C’est ce qui se passe en ce moment avec la Pointe d’Arcay sur la côtes vendéenne. Située sur le territoire de la station balnéaire de la faute sur mer vendée au nord de la rochelle cette flèche sableuse de neuf kilomètres de long et de près d’un kilomètre de large est étudiée de près par des chercheurs de l’institu du littoral et de l’environnement université de la rochelle et du laboratoire d’ingénierie civile de lisbonne. Les deux équipes espèrent démontrer que ce type de corps sédimentaire littoral peut constituer une véritable archive physique de l’histoire ou climat de la houle hauteur période et direction des vagues et des tempêtes.

c’est un objet superble confie johathan allard qui vient de publier avec ses collègues rochelais une étude sur la pointe d’arçay mais aussi très prometteur en effet si contrairement aux plages de sable qui sont rongées par l’érosion les gigantesques déôts sableux de la pointe vendéenne ont fidèlement enregistré le climat de la houle des siècles passés les chercheurs doivent pouvoir le reconstituer en décryptant sa morphologie actuelle. Cette information pourra alors être extrapolée à toute les côte atlantique française.

les flèches sableuses il en existe au moins une centaine dans le monde pourraient ainsi devenir pour l’histoire de la mer, l’équivalent des cernes d’accroissement des arbres ou des carottes de glace pour le climat régionale et planétaire

les documents historiques indiquent que la pointe d’arcay est apparue au XVII siècle. La mer charrie d’énormes quantités de sédiments. Les images aériennes et photos satellites récentes révlent que la flèche sableuse avance d’environ 20 mètres par an en moyenne. Mais sa progression a varié au cours de l’histoire. C’est ainsi que de 1811 à 1824 elle a grandi de plus de 40 m par an. Pour l’heure les études morphologiques et la modélisation montrent que plus la hauteur de houle est élevée, plus la flèche avance. Quand la houle est modérée, des crochons se forment perpendiculairement à la flèche comme on peut en voir sur les photos

l’enjeu de ces travaux est important dans le contexte climatique actuel. D’abord parce que l’impact réel de la montée du niveau de la mer attendue au cours du siècle à venir ne se mesurera pas seulement en centimètres. Il dépendra aussi du climat de la houle et avant tout des tempêtes qui sont toujours les premières à ouvrir des brèches sur le littoral et à envahir les zones côtières. Si les chercheurs peuvent reconstituer les grands cycles de la houle et des tempêtes à travers les derniers siècles cela permettra de construire des modèles et de tenter des prédictions pour le futur notamment pour définir les politiques d’adaptation au changement climatique dans les zones côtières.

Certaines cultures peuvent abaisser la température

En sélectionnant des variétés qui réfléchissent mieux les rayons du soleil on pourrait faire chuter la température de 1°C en été affirment certains chercheurs britaniques.

Si on changeait la couleur de la terre on modifierait la température de l’atmosphère. Plus la surface est claire plus elle réfléchit les rayons du soleil et inversement. C’est ainsi qu’une étude de chercheurs de l’univrsité de Stanford affirmait que la tranformation des forêts en terres cultivables par les premiers colons américains avait sans doute fait diminuer la température de 1°C

C’est sur ce principe qu’une équipe de chercheurs de l’université de Bristorl royaume unis a émis l’idée dans une étude publiée par la revue Current Biology qu’en faisant évoluer les récoltes des agriculteurs on doit pouvoir faire baisser la température

En sélectionnant les variétés de culture alimentaire la températured’une grande partie de l’europe et de l’Amérique du Nord pourrait diminuer jusqu’à 1 °C durant l’été expliquent les chercheurs soit l’équivalent sur un an d’un rafraîchissement supérieur à 0.1 °C poursuivent-ils

Or 0.1 °C cela représente pratiquement 20% de la hausse des températures enregistrée depuis la révolution industrielle. A lire les chercheurs dirigés par le professeur Andy Ridgwelle l’idée n’est pas si compliquée puisqu’on constate des écarts importants de réflexion au sein d’une même famille de plantes. Il suffirait donc de choisir les bonnes cultures. Au cours des cents prochaines années faire ce choix permettrait d’éviter les émissions de 195 milliards de tonnes de co2 ajoutent encore certains scientifiques

approfondir les recherches

Un enthousiasme que modère toutefois jean françois soussana. Ce chercheur de l’inra spécialiste des écosystèmes et du changement climatique regrette notamment que l’équipe anglaise n’ait pas suffisamment pris en compte un point majeur une même plante change de couleur au gré de son évolution

En outre on peut se demander quel effet aura ce changement sur l’au perdue par les plantes qui de la même manière influe sur le climat. Il y a un réel besoin d’approfondir les recherches reconnaît de son côté andy Ridgwelle notamment pour savoir s’il faut envisager des modifications génétiques.

 En Europe le réchauffement pourrait se ralentir

Les jours de brouillard ont beaucoup diminué en Europe depuis trente ans grâce à la réduction de la pullution. Cette baisse qui a accéléré le réchauffement est désormais stabilisée.

La réduction de la pollution atomosphérique au cours des trente dernières années en Europe a entraîné une diminution des jours de brouillard et de brume. Cette diminution a eu elle même une conséquence insoupçonnée elle a contribué à accentuer de manière significative le réchauffement dû à l’augmentation des rejets de gaz à effet de serre

C’est un effet domino que Robert Vautard et Pascal Yiou du laboratoire des sciences du climat et de l’environnement cea cnrs et un météorologue néerlandais Geert Jan van Oldenborgh viennent de chiffrer dans une étude publiée aujourd’hui en ligne par la revue Nature Geoscience

Elle confirme que les changements climatiques actuels ne sont pas exclusivement gouvernés par le gaz carbonique. Les interactions sont multiples et parfois inattendues. Une des conséquences devrait être un réchauffement moindre que prévu par les modèles climatiques dans les années à venir qui n’ont pas intégré l’impact des brouillards

la qualité de l’air augmente la radiation du soleil

des années 1970 aux années 2000 le réchauffement a été plus important en Europe que dans d’autres parties du monde. Les climatologues se demandaient pourquoi rapporte Robert Vautard de leur côté les trois chercheurs ont voulu savoir si cette différence pouvait être liée à la diminution des jours de brouillard. On sait en effet que dans toute l’europe occidentale les pics de pollution comme le fameux fog de Londres sont aujourd’hui moins fréquents. Les particuliers ne se chauffent plus au charbon et les cheminées d’usine ont arrêté de cracher les énormes quantités d’oxyde sulfureux So2 qui faisaient la une de l’actualité dans les années 1970 avec les fameuses pluies acides.

Les composés soufrés ont la particularité de favoriser la formation de gouttes et gouttelettes dans l’atmosphère. La qualité de l’air s’est nettement améliorée même si tout n’est pas parfait comme s’empresse de le souligner robert vautard qui a piloté de nombreuses études sur la circulation des particules fines et de l’ozone sur le continent européen.

Curieusement la question de l’incidence du brouillard sur les températures n’a encore jamais été explorée à grande échelle. Et pourtant elle mérite d’être posée car l’amélioration de la qualité de l’air augmente la radiation du soleil et donc les températures les bilans d’énergie reçue au sol heure par heure par le soleil réalisés à la sttion du LSCE basée à Palaiseau ont permis de chiffrer et de modéliser cette incidence de manière très fine. De plus il existe une banque de données mondiales sur les brouillards et les brumes. Elle est gérée par le NCAR le centre de recherche atmosphérique américain basé à Boulder dans le Colorado.

Les données européennes sont très riches sur ce qu’on appelle dans le jargon technique la visibilité horizontale il existe en tout 4 779 stations d’observation des brumes et brouillards autour des aéroports et dans des stations météo qui fonctionnent depuis les années 1970. Les télémètres ont remplacé aujourd’hui les observateurs humains dans la plupart des sites. Les scientifiques ont défini trois catégories de brouillards ou de brumes fog visibilité à 1 km ou moins mist 2 km et haze 5 km

je m’étais souvent dit qu’on voit de moins en moins de brouillard qu’avant mais j’ai été un peu surpris par le résultats.

reconnaît Pascal yiou. Les résultats obtenus à partir des 342 sites retenus par les chercheurs sont impressionnantes. En Europe occidentale de 1978 à 2006 on constate durant les saisons froides une diminution de 30 jours de brouillards par an et de 60 jours dans beaucoup d’endroit d’europe de l’est. Ce décalage est dû à la chute du mur de berlin qui a provoqué la fermeture de nombreuses industries très polluantes.

Prendre en considération ce nouveau paramètre

Pour connaître l’incidence de ce phénomène sur les températures les chercheurs ont appliqué un modèle simple en europe de l’est on a perdu jusqu’à deux mois de brouillard par an en saison droide janvier mars et octobre décembre. En france on est généralement entre quelques jours et un mois

Le réchauffement qui s’est produit le long des côtes et dans le sud du continent où les brouillards n’ont pas baissé pourrait provenir du réchauffement de l’océan.

Lipcc groupement international des experts du climat va sans doute être amené à prendre en considération ce nouveau paramètre. On peut d’ores et déjà en conclure que l’augmentation des températures sur le continent européen devrait être moins importante que prévu étant donné que l’amélioration de la qualité de l’air sera désormais très progressive et n’aura pas d’effet spectaculaire comme au cours des trois dernières décennies.

le réchauffement menace le rôle de régulateur du carbone des forêts

climat une hausse de 205 °C suffirait à provoquer une forte dégradation des massifs forestiers

La forêt serait elle en passe de perdre son rôle actuel de régulateur de co2

a croire le nouveau rapport rédigé par 35 scientifiques internationaux et publié à l’occasion du Forum des nations unies sur les forêts la semaine prochaine. Le risque est bien réel. Coordonnée par l’union internationale de la recherche forestièrel’étude souligne ainsi que dans les prochaines décennies les perturbations causés par le changement climatique pourraient amener les forêts à libérer de grandes quantités de carbone

les plantes en général les arbres en particulier absorbent le gaz carbonnique en poussant et le stockent

le co2 n’est libéré que si les arbres sont dégradés. Or selon le rapport des températures plus élevées auraient pour conséquence la destruction et la dégradation de la forêt en raison de séchresses prolongées d’invasions plus fréquentes de ravageurs d’une augmentation du nombre d’incendies…

l’hémisphère sud particulièrment touché

d’ici à 2100 les émissions additionnelles des forêts pourraient amener une augmentation additionnelle de co2 de 750 gigatonnes dans l’atmosphère estime andreas fischlin directeur du goupe d’écologie des systèmes terrestres de l’école polytechnique fédérale de Zurich soit près de 13 % de ce qu’elles stockent actuellement

selon les chercheurs cette perte de la fonction régulatrice de la forêt pourrait intervenir avec un réchauffement global de 2.5 °C ce qui représente un scénario relativement conservateur selon les évaluation du Giec groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat

les forêts subtropicales et tempérées de l’hémisphère Sud devraient être particulièrement touchées et dans les zones arides et semi arides le changement climatique pourrait être si dramatique que la productivité du bois diminuerait au point où les forêts ne seraient plus viables

Petit lot de consolation le réchauffement pourrait favoriser la production de bois dans les forêts du nord forêts boréales mais ce ne sera suffisant pour compenser les pertes

 L’allemange veut prévoir son climat jusqu’en 2100

Prévoir le temps qu’il fera dans cent ans c’est un défi pour les météorologues. A l’institut Max Planck de hambourg les spécialistes ont développé Remo un nouveau modèle de calcul.

Ils ont pour la première fois une image plus exacte d’où et comment le changement climatique affectera l’allemagne

Les résultats des calculs ne sont pas nouveaux ils datent de 2006 mais la précision du modèle et l’importance de la zone qu’il couvre l’allemagne et la région des Alpes sont une innovation

Installé dans les locaux de l’institut Max planck un superordinateur s’emploie à calculer l’évolution du climat en allemagne heure par heure et jusqu’en 2100

En allemagne la météo devrait s’améliorer dans les prochaines années au moins du point de vue des vacanciers. La diminution des précipitations associée à une augmentation des températures pourrait favoriser le tourisme sur les côtes allemandes une destination jusque là négligée au profit de la zone méditerranéenne. Finis les étés pluvieux sur les bords de la mer du nord et de la mer Baltique.

selon les calculs de l’institut les températures augmenteraient en moyenne de 205 à 305 C d’ici à 2100 en fonction des émissions de gaz à effet de serre

Les hivers devraient être plus chauds et la neige de plus en plus rare surtout dans le sud du pays. L’augmentation des températures en hiver pourrait y atteindre 4° de plus qu’entre 1961 et 1990

La hausse des températures représente un plus pour l’industrie du tourisme estival mais aussi pour l’agriculture. Par exemple les viticulteurs du sud pourront espérer de meilleures vendanges. Quant à la limite des vignobles elle devrait se déplacer vers le nord l’allemagne deviendra le pays du vin rouge estime un expert du mpi m

les changements amnèneront aussi leur lot de troubles. Comme la france l’allemagne a connu une vague de chaleur dévastatrice en 2003 entraînant 7000 décès. Ces périodes de chaleur extrême pourraient être plus fréquente comme l’affirme la directrice de l’étude à l’institut de hambourg. les problèmes de santé dus à ces évolutions pourraient eux aussi empirer. La sécheresse des étés entraînera une augmentation des risques de feux de forêt notamment dans le sud ouest

la facture des catastrophes climatiques qu’elles soient naturelles ou de santé publique ne devrait donc pas aller en diminuant. L’allemagne a déjà déboursé près de 16.5 milliards d’euros ces dix dernières années. Selon des estimations publiées par l’uba le coût des changements climatiques pourrait se raprocher des 27 milliards d’euros par an d’ici à 2050

les modèle sont un instruments précieux pour le conseil en politique quand il s’agit de protéger contre le climat de façon efficace. allant au delà des ambition de l’union européenne l’allemagne s’est engagée à réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 40 % d’ici à 2020 par rapport à 1990

En collaboration avec le magazine science et vie météo france à développer un outil permettant d’élaborer des projections sur le climat. La période retenue par le simulateur proposé sur le site internet de Météo france  s’étend de 2050 à 2099. Comme en Allemagne la france devrait connaître une hausse des températures entrainée par l’augmentation constante des émissions de gaz à effet de serre. Par exemple en 2090 la température estivale moyenne affichera près de trois degrés de plus qu’aujourd’hui. Le pic se situe en 2068 avec en moyenne 8.6° de plus. Comme le précise le site de Météo france il s’agit de projection et non de prévisions

lutter contre le réchauffement peut accroître la pollution

bénéfique pour l climat le recours aux moteurs diesel ou au chauffage au bois dégradent dans le même temps la qualité de l’air

Et si l’indispensable combat contre le réchauffement climatique avait occulté la bataille tout aussi pertinente contre la pollution atmosphérique

au point de réaliser aujourd’hui que des mesures permettant de réduire les émissions de gaz à effet de serre comme le co2 ont également pour conséquence de dégrader la qualité de l’airque l’on respire… Les exemples allant dans ce sens n’ont pas manqué lors du colloque organisé sur ce thème la semaine dernière à Strasbourg par l’association pour la prévention de la pollution atmosphérique sur le thème

il y a aujourd’hui une question très contreversée sur le choix à effectuer entre essence ou diesel pour les voitures.

Le diesel émet moins de co2 que l’essence et est donc meilleur pour le climat que l’essence. En revanche il relâche beaucoup plus de particules. C’est le type même de solution gagnante perdante poursuit un spécialiste. Afin de réaliser des économies d’énergie on calfeutre les maisons

Attention à la dégradation de l’air intérieur A londres les grammes en faveur de l’utilisation du bois énergie ont été suspendus en raison d’un rapport montrant un accroissement des émissions de microparticules

l’effet refroidissant des microparticules

de fait les deux problématiques n’ayant pas énergé en même temps elles ont été abordées séparément dans beaucoup de pays

C’est ce qui s’est produit récemment dans le cadre du Grenelle Cette séparation a aussi quelques explications techniques les gaz à effet de serre ont une durée de vie très longue et leur modélisation est assez facile ce n’est pas le cas des polluants qui ne restent que quelques jours dans l’atmosphère avant de retomber sur le sol

Pour autant les scientifiques ne cessent de progresser dans la connaissance des effets croisés de certains polluants dans le changement climatique et réciproquement c’est vrai depuis longtemps pour l’ozone qui aggrave l’effet de serre

A l’inverse en stoppant les rayons du soleil les microparticules ont un effet refroidissant.

astrolys
Un double regard sur chaque analyse