La voyance et la religion

La voyance et tout système des oracles a une très mauvaise presse d’une part auprès des lettrés mais surtout auprès des autorités religieuses

Mais pourquoi donc ?

La voyance, la tarologie et tant d’autres méthodes comme la chiromancie prédise l’avenir. Pour les religieux monothéiste c’est un véritable sacrilège. Seul Dieu est capable de vous prédire votre destinée. CES SORCIERES QUE LE PAYS BASQUE REFUSENT D’OUBLIER IL Y A QUATRE CENTS ANS LA REGION DE BAYONNE FUT LE THEATRE D’UNE EXPEDITION MEURTRIERE ORDONNEE PAR HENRI IV. OFFICIELLEMENT IL S’AGISSAIT DE TRAQUER LES SUPPOTS DU DIABLE UN PRETEXTE POUR METTRE AU PAS UNE PROVINCE REFRACTAIRE AU POUVOIR DES NOBLES ET DU CLERGE. Les flammes s’élèvent vers le ciel la fumée enveloppe clochers et donjons, les hurlements des condamnés, brûlés vifs déchirent l’âme. L’été 1609 tire à sa fin la chasse aux sorcières bat son plein au pays basque lancée depuis Paris par le « bon Henri IV » et conduite avec un zèle peu commun par un juge bordelais exalté. C’était il y a quatre cents ans. Une cérémonie de commémoration a lieu aux vieux château de Saint-Pée sur Nivelle. Voici l’histoire méconnue des sorcières du Labourd. Depuis quatre ans déjà des rumeurs parcouraient le Pays basque. Tout avait commencé par un différend entre le clan municipal de Saint Jean de Luz et le sieur d’Urtubie le premier finissant par accuser le second pour s’en débarasser de sorcellerie. L’affaire était remontée jusqu’au parlement de bordeaux. Puis lorsqu’une fille d’urtuble fut violentée à Saint-Jean de Luz le sieur Tristan de Gamboa retourna l’accusation contre ceux qui l’avaient lancée. C’est sur ce terreau nauséabond qu’a prospéré la tragédie du Labourd du nom de cette région qui va de l’Adour à la Navarre et dont Bayonne est la capitale économique. Elle se solda par des centaines de personnes torturées et pour plusieurs dizaines d’entre elles livrées au bûcher à l’issue d’une inquisition expresse menée par un juge civil Pierre de Lancre. Le Labourd vit alors en marge du royaume de France. Les hommes marins hors pair passent une partie de l’année dans les eaux glaciales de Terre Neuve pour pêcher la morue. Sur place ils font du troc avec les tribus indigènes et rapportent de précieuses peaux. Pendant ce temps au pays la vie s’organise selon les principes d’une démocratie locale ancestrale qui repose sur des conseils paoissiaux réunissant les ma^tres de maison Fait remarquable pour l’époque, les curés n’en font pas partie et les nobles, s’ils y sont parfois admis, ne détiennent aucune voix prépondérante. Les délégués au Biltzar le grand conseil prennent les décisions importantes ni les seigneurs ni les clercs n’en sont. Quand aux femmes elles jouent un rôle très important dans la vie sociale et économique, du fait de l’éloignement saisonnier des hommes. Ces singularités vont attiser délires convoitises et rancoeurs. Ce sont des Eves L’attention d’Henri IV est attirée sur ce Labourd par trop indifférent aux attraits de la fleur de lys. L’un des proches du béarnais se plaint de la concurrence des pêcheurs auprès des Hurons et autres Algonquins lui qui détient le monopole théorique du commerce des peaux. Quand à son tour le seigneur d’Urtuble dénonce au Louvre les menées sataniques de ses ennemis de Saint-Jean-de Luz et du Biltzar le souverain ayant eu avis que son pays de Labourd était grandement infesté de sorciers saisit l’occasion de mettre au pas une province récalcitrante. Forçant la main au parlement de Bordeaux, il donne à l’un de ses membre, Pierre de Lancre mission de ramener le calme : le Labourd va connaître l’enfer. Né en 1553 le conseiller de Lancre est un érudit, féru d’italie et passionné par la théologie. Juriste éminent il devient docteur à 26 ans il est d’abord avocat avant d’acheter une charge au parlement. En 1588 il épouse Jeanne de Mons apparentée à Montaigne lequel écrivit quelque part que la « raison est un glaive double et dangereux ». Mais cela Pierre de Lancre ne le lut sans doute pas. A peine arrivé à Bayonne en juin 1609, flanqué d’un certain Jean d’espagnet, il se signale par une conception expéditive de la justice et une hostilité maniaque envers les Basque. On en retouve trace dans ses écrits notamment son Tableau de l’inconstance des mauvais anges et démons où il est amplement traité des sorciers et de la sorcellerie 1612 Je ne puis bien dire ce que soixante ou quatre vingts insignes sorcières et cinq cent témoins marqués du caractère du Diable nous ont dit que Satan leur a fait faire… A ses yeux c’est bien simple tout au labourd porte le signe du Malin. L’organisation sociale et politique décrite plus haut ? Hautement suspecte souillée de surcroît par la coutume avant gardiste du mariage à l’essai qui révulse le prude conseiller de Lancre. La pratique locale qui permet à des femmes d’entretenir les églises voire de distribuer le pain bénit ? Hérésie estime ce Torquemada sans bure qui voit en ces dévotes des taupes de Méphisto au sein même de l’institution catholique. Surjtout les femmes sont des femmes et pierre de Lancre qui n’aura qu’un enfant hors mariage s’en défie à haut bruit. Lisons le encore le diable emprunte bien souvent la beauté de la femme qui est le plus beau masque et le plus attrayant qui soit parmi le genre humain. Et de critiquer leur mise en Labourd les femmes montrent leur derrière elles retroussent leur robe et la mettent sur la tête et se couvrent jusqu’aux yeux Leur coiffe est d’une forme si peu séante qu’on dirait que c’est plutôt l’arme de Priape que celle du dieu Mars. Sans parler du régime alimentaire de ces dames qui ne mangent que des pommes ne boivent que du jus de pommes qui est occasion qu’elles mordent si volontiers à cette pomme de transgression qui fit outrepasser le commandement de Dieu et franchir la prohibition à notre premier père. Ce sont des Eves qui séduirent volontiers les enfants d’Adam et tête nue, vivant parmi les montagnes en toute liberté et naiveté comme faisait Eve au paradis terrestre, elles écoutent hommes et démons et prêtent l’oreille à tous les serpents qui les veulent séduire Entre juin et novembre 1609 le conseiller de Lancre et sa suite parcourent 24 des 27 paroisses du lanbourd. Sans relâche, les présumés suppôts du diable, essentiellement de sexe féminin sont raflés, torturés leurs aveux sont extorqués à la chaine et une centaine de malheureux périssent au bûcher. Heureusement l’automne ramène au port les pêcheurs de Terre neuve et les choses deviennent nettement plus difficiles pour les exorcistes royaux d’autant que leurs débordements. Ils commencent à pourchasser les curés finissent par agacer l’évêque, Monseigneur d’Echaux, lequel s’en va avertir HenriIV. La condamnation de Marie Bonne, une Luzienne scelle le sort de Pierre de Lancre qui en novembre quitte enfin le Pays basque. Mais il entraine de force quelque deux cents « sorcières » incarcérées au fort du Ha à bordeaux. Clles qui survivront ne recouvriront la liberté sans autre forme de procès que dix ans. Croisade sauvage L’atmosphère délétère instaurée au Labourd par la croisade sauvage continue de faire des ravages. Traumatisée par les persécutions du juge fou, la population locale cherche des boucs émissaires et s’en prend aux Juifs accusés de nuire aux pêcheurs par la magie noire. En 1619 une femme encore accusée d’avoir craché sur l’hostie est brûlée vive dvant une église de Saint Jean de Luz sans jugement . C’était une juive convertie arrivée au Portugal… Cette forme d’hystérie ne sévit pas qu’au Pays basque. Le vieux continent fut le théâtre de chasses aux sorcières pour la plupart oubliées sauf celle qui s’acheva par le martyre de Jeanne d’arc. En 1692 l’Amérique du nord connut l’affaire des sorcières de Salem une vingtaine de suppliciés dont plusieurs hommes passée à la postérité par le biais d’une pièce de théâtre d’Arthur Miller. Le dramaturge dressait en 1952 un parallèle évident entre l’obscurantisme passé et le maccarthysme qui sévissait alors. Revenons aux rives de l’adour. Quatre cents ans ont passé et une association locale, Labourd 1609 a décidé de perpétuer la mémoire des sorcières oubliées par les manuels de l’histoire, initiative sinon unique du moins très rare en Europe. Pour nombre de militants de la cause basque une lecture politico-historique des évènements s’impose, Saint-Péesur nivelle est une autre Salem. Quoi qu’il en soit la commémoration ravive le souvenir d’une ignominie occultée et projette une ombre sur l’image consensuelle du bon roi Henri IV L’histoire a aussi oublié le conseiller Pierre de Lancre. Il est mort tranquillement en 1631 âgé de 78 ans aucun démons ne l’a jamais rattrapé. La réhabilitation de jean calvin S’il est un homme religieux important et méconnu c’est bien jean Calvin. Ce réformateur à l’image puritaine et austère n’est pas seulement l’homme sans qui les idées fondamentales de luther même s’il n’était pas d’accord avec lui sur l’importance de la loi n’auraient pas été ainsi traduites dans la vie religieuse civile et politique. Il compte aussi parmi les grands humaanistes oubliés ses travaux d’écrivain font de lui l’un des pères de la langue française moderne au même titre que clément marot ou Rabelais. L’année calvin contribue à cette redécouverte Né à Noyon en 1509 il est destiné à la prétrise catholique puis s’oriente vers des études de droit qui affineront son sens de l’organisation En 1534 il rompt avec l’église catholique. Dès 1536 il redige son oeuvre majeure. L’institution de la religion chrétienne qu’il remaniera de multiples fois. En 1540 il redige un commentaire de l’épitre aux romains où il prend ses sistance avec Luther 1483-1546 . Après des débuts difficiles à Genève et un passage de trois ans à Strasbourg, il s’y établit définitivement en 1541 Après de mutliples péripéthies, il y conduit une structuration pérenne de la réforme calviniste qui devient un modèle pour l’europe, il meurt épuisé par le travail en mai 1564.

Maître philippe guérisseur envoyé de dieu
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